Une revue de janvier

Quelques livres…

  • La trilogie Millénium (Stieg Larsson) – Parfait pour les vacances!
  • La conquête de Plassans (Émile Zola) – Pas le plus mémorable des Rougon-Macquart, mais le personnage de Marthe est fascinant.
  • Je suis un écrivain japonais (Dany Laferrière)
  • Ceci n’est pas une histoire de dragons (Mathieu Handfield) – Très délicieux!
  • A Breath of Snow and Ashes (Diana Gabaldon) – Toujours aussi captivant qu’à la première lecture!
  • Let’s Explore Diabetes With Owls (David Sedaris) – Le livre qu’on s’arrachait à l’échange de cadeaux du bureau; l’humour de son auteur s’apprivoise avec plaisir.

Quelques sorties…

  • Resto: Le Cornichon (Chambord/Mont-Royal) – Comble du ravissement, ils servent un petit pot mason de cornichons bien croquants avec le pain.
  • Théâtre: Pique (La Tohu) – Une scénographie impressionnante, inspirante!
  • Opéra: Porgy and Bess (Place-des-Arts) – Entendre Summertime chanté de façon lyrique en se flattant la bedaine, c’est magique!

Quelques recettes gagnantes…

Quelques articles intéressants…

Quelques choses auxquelles on a hâte en février…

  • Un concert: Elton Jooooooohn!!
  • Diverses célébrations de l’amour
  • Un babymoon double à Shawinigan
  • Des préparatifs de mariage
  • Les Jeux olympiques
  • Le Super Bowl, et la bouffe qui va avec!

Quelques objectifs pour février…

  • Sophie: Terminer la chambre des Loutres
  • Caro: Commencer la chambre de Petit Chat
  • Mé: Faire le ménage du bureau et de la chambre d’amis…
  • Solen: Trouver les jeans parfaits

Et puis, vous, vos coups de coeur?

Pain de ménage aux canneberges et graines de citrouille

J’ai récemment renoué avec ma machine à pain, grâce à Ricardo (Ricardo!). Je m’étais obstinée jusqu’ici à n’utiliser que les recettes fournies dans le manuel de l’appareil, qui donnaient une texture bien décevante… J’avais un peu abandonné la machine: un autre appareil culinaire prenant trop de place dans nos armoires! Mais en décembre, poussée par la nécessité — pourquoi n’y avais-je pas pensé plus tôt? — j’ai décidé de m’inspirer d’une recette de pain traditionnelle. Qu’avais-je à perdre, après tout? (C’est quand même juste du pain, là; calmons-nous.) Entre en scène ce cher gourou des recettes de base, référence ultime de «toute»! Et ça a fonctionné: pour notre veillée du jour de l’An, on a eu une belle miche blanche et moelleuse à servir à nos invités, à côté du ragoût de boulettes et des marinades festives.

Il n’en fallut pas plus pour que mon amoureux et moi entrions dans une frénésie panaire qui n’a pas encore trouvé sa fin: plus besoin d’acheter de pain! Une visite de moins à l’épicerie! (High-fives!) De nébuleux calculs s’ensuivent chez l’homme pour nous féliciter de faire une très bonne affaire. Pour ma part, ma créativité se lâche maintenant lousse; les futurs ingrédients se bousculent pour faire partie de la prochaine miche: noix, graines, zestes, fromages, fruits séchés!

pain aux canneberges et graines de citrouille

Canneberges et graines de citrouilles, donc, ma dernière version: un brin sucrée, aussi moelleuse que la première, avec un peu de croquant.

pain de ménage aux canneberges et graines de citrouille

J’aimerais bien une prochaine fois agrémenter cette recette de zestes de citron, et je crois que de faire rôtir les graines de citrouille avant de les incorporer dans la pâte rendrait la chose peut-être encore plus gagnante. Mais tel qu’il est présentement, ce pain serait fantastique pour de délicieux grille-cheeses! Vous me tenez au courant de vos propres expérimentations?

Pain de ménage aux canneberges et graines de citrouille

pour 2 petites miches, ou une énorme

Ingrédients
1 litre (4 tasses) de farine tout usage
(ou 3 ¾ tasses de farine tout usage 
+ ¼ farine de blé entier si vous en avez à passer)
15 ml (1 c. à soupe) de sucre
5 ml (1 c. à thé) de sel
125 ml (½  tasse) de canneberges séchées
10 ml (2 c. à thé) de levure pour machine à pain
405 ml (1 ½ tasse + 2 c. à soupe) d'eau tiède, environ
2 poignées de graines de citrouille
Préparation

Dans le récipient de la machine, empiler la farine, le sucre, le sel et les canneberges séchées. Ajouter l’eau. Mettre le récipient dans la machine et fermer le couvercle. Remplir de levure le petit godet sur le dessus de la machine. Choisir le mode « pâte » (« dough »). Vaquer à ses occupations pendant environ deux heures et vingt.

Juste avant que la machine sonne, beurrer deux moules à pain standards. Quand la machine sonne enfin, sortir la pâte, la séparer en deux et reformer de gros rouleaux en incorporant une poignée de graines de citrouille dans chaque miche. (Je n’incorpore pas les graines avec les autres ingrédients au début puisqu’elles seraient pulvérisées presque entièrement par la machine.) Déposer les deux rouleaux de pâte dans les moules. Couvrir d’un linge propre. Laisser lever dans un endroit tiède pendant un peu moins d’une heure (j’utilise le four non chauffé, en faisant côtoyer les moules avec un petit bol d’eau, pour l’humidité, à la recommandation de Ricardo).

Sortir les moules toujours couverts du four, et le préchauffer à 180 °C (350 °F). Cuire dans le bas du four environ 27 minutes.

Savourer tiède, idéalement – avec beaucoup de beurre.

*Recette de base inspirée de celle de Ricardo, qui donne ici les instructions pour une miche pétrie à la main (c’est moins long : je ne sais pas pourquoi je ne le fais pas (probablement parce qu’il faut bien utiliser ma machine à pain)).

Un nouveau nid, la suite.

Deux semaines plus tard, le projet dont je vous parlais ici n’est toujours pas terminé et nous vivons toujours dans un état de semi-chantier… En poussant les meubles, nous avions découvert des trous plutôt gigantesques dans les murs, et le proprio a dû couvrir tout ça avec du plâtre. Mais, enfin! tous les murs sont maintenant peinturés (par mon formidable beau-frère). J’aime! Voici un petit coin en attendant des photos plus intéressantes (bonus: chaise poussiéreuse!):

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Et puis, le plan — oui, oui: à l’échelle pis toute! (Cliquez pour le voir en plus grand.)

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Quand tout cela prendra-t-il finalement forme? À suivre, dans le prochain épisode.

Projet du mois de février

Inspirée par le réaménagement prénatal de mesdemoiselles Caro et Sophie, j’ai décidé d’entreprendre ma propre réorganisation. Je n’ai jamais été du genre à prendre des résolutions, pour la simple et bonne raison que je suis toujours IN-CA-PABLE de les tenir (et bien franchement, à quoi ça sert de prendre des résolutions, si on n’est pas pour les tenir ?), mais j’aime le vent de renouveau que la nouvelle année amène et c’est dans cet état d’esprit que j’ai pris la décision de prendre mon courage à deux mains et de m’attaquer à notre bureau.

Je dis « prendre mon courage à deux mains » parce que franchement, la tâche me semble insurmontable.  Voyez un peu par vous-mêmes (j’arrive pas à croire que je vous montre ça! mais bon hein, ça va me forcer à remédier à la situation…) :

Draaaabe...

Draaaabe…

Montagnes de papiers et décorations de Noël...

Montagnes de papiers et décorations de Noël…

Héhé, je sens toutes les « clean-freaks » de Montréal frissonner d'ici!

Héhé, je sens toutes les « clean-freaks » de Montréal frissonner d’ici!

Nous n’avons pas beaucoup touché au bureau depuis que nous sommes déménagés, monsieur ma Moitié et moi, et la pièce (tout comme la chambre d’amis, mais ça c’est une autre histoire!) est un peu restée à l’abandon.  Dans l’état où elle est, elle ne donne pas énormément envie de s’y attarder et sert beaucoup plus de débarras et de salle de lavage que de bureau.

Je n’ai pas l’intention de refaire la déco, ni même de tout réaménager (à cause des prises électriques, ça devient compliqué de changer l’ordinateur et l’imprimante de place), mais j’espère pouvoir mettre de l’ordre dans tous ces papiers qui traînent, me débarasser de quelques objets superflus et trouver une place pour chaque chose.

Je ne suis pas une organisatrice née et la charge de travail me laisse un peu pantoise.  C’est pourquoi j’ai décidé de me donner le mois de février pour accomplir le Grand Ménage.  Si l’expérience se révèle un succès, je crois bien que je vais tenter la même expérience avec notre chambre d’amis (et qui sait, en profiter pour enfin accrocher quelques cadres au mur?).

Alors, avez-vous des suggestions ou des conseils d’organisation? Je vais prendre toute l’aide que vous avez à me donner.

Parce que Dieu sait que j’en ai besoin.

Du yoga pour les bedaines

Sophie et moi avons décidé d’affronter les rigueurs de l’hiver un soir par semaine pour nous rendre au centre Claude-Robillard suivre un cours de yoga prénatal.

yoga

Ça faisait longtemps que j’avais envie d’inclure cette activité dans ma routine. Je suis d’un naturel stressé, j’ai une mauvaise posture, beaucoup de tensions dans les épaules et j’ai pas mal de difficulté à me connecter avec le moment présent (sans parler de mon manque d’équilibre et de souplesse!). Bref, j’avais besoin de yoga dans ma vie, et la grossesse fut l’excuse parfaite pour m’y remettre (j’en avais fait un peu lors de mes séjours en Angleterre et au Brésil – je découvre d’ailleurs présentement avec plaisir le nom des positions en français après les avoir appris en anglais et en portugais, watch out!)

Tout ça pour dire que ce qui est le fonne, dans un cours de yoga prénatal, c’est qu’avec la bedaine, nous sommes toutes plus ou moins gracieuses. Ça fait une initiation en douceur pour celles qui, comme moi, ont tendance à se comparer du coin de l’oeil avec les grandes minces qui tiennent toutes les positions à la perfection (c’est complètement contraire à l’esprit même du yoga, je sais!)

Et puis, ça me plait au point où je considère poursuivre mes acrobaties (avouons-le, pour l’instant, ça reste un bien grand mot) après La Grande Expulsion. J’ai entendu parler de yoga postnatal, quelqu’un a déjà essayé ça?

Mais ce que j’aime par-dessus tout, c’est ce petit moment partagé entre elle et moi, mon Petit Chat et moi. Ce moment juste à nous que je savoure précieusement tous les lundis soirs, entre deux bourrasques de vent frette.

Le printemps dans mon panier à cosmétiques

J’aurais pu appeler ce billet « Noël dans mon panier à cosmétique », mais Noël, en janvier, c’est tellement out

Toujours est-il que c’est au retour des vacances, en rentrant chez moi après deux semaines passées sous le soleil brésilien, que j’ai eu la chance de trouver sur l’ilot* de ma cuisine trois petites boites, toutes remplies de nouveaux produits à essayer! Ça ne pouvait pas mieux tomber, ma valise avait été égarée entre deux avions, me laissant sans petits pots pendant 4 jours (ô le désespoir!)

maquillage

C’est donc avec l’enthousiasme d’une petite fille qu’à peine mes bottes enlevées, j’ai déballé mes nouveaux produits  (ben quoi, j’avais même pas de valise à défaire!). Les deux premières boites provenaient de Julep, un service auquel je me suis abonnée en décembre et qui permet de recevoir une nouvelle boite de cosmétiques tous les mois. La première, la boite de bienvenue, contenait notamment tout plein d’échantillons qui ont su remplacer à merveille mes petites crèmes perdues entre Détroit et Montréal. Et dans les deux boites, ô bonheur, tout un tas de nouvelles couleurs de vernis à ongles. J’en ai pour les trois prochains mois minimum à essayer tout ça (mais je porte présentement un délicieux violet pailleté qui me ravit le coeur chaque fois que je regarde le bout de mes doigts.)

vernis violet

La troisième boite contenait quant à elle d’alléchants produits à bas prix de la marque e.l.f. que j’avais commandés début décembre. Jusqu’à maintenant, je reste toutefois plus ou moins satisfaite de mes achats (si ça vous intéresse, je pourrais toujours en faire une critique, tiens!), si ce n’est le pouche-pouche à odeur de melon d’eau pour nettoyer les pinceaux – quoi de mieux pour se convaincre à ENFIN commencer à entretenir convenablement lesdits pinceaux?

Avec tous ces nouveaux petits pots, je me suis laissé tenter par un ménage du panier à cosmétiques en question. À la poubelle, les ombres à paupières achetées en 2010 (et celles, je l’avoue avec gêne, achetées en 2007 qui trainaient toujours dans le coin!), j’ai fait de la place pour le neuf. J’ai aussi adopté la sage résolution d’enfin utiliser les échantillons que je collectionnais depuis un moment. Le ménage, ça fait du bien.

Depuis, c’est le printemps dans ma salle de bain.

*Ne vous surprenez pas! Je rédige en nouvelle orthographe…

Satisfaction

Je ne saurais dire si c’est l’arrivée de la fin de la vingtaine, les vingt livres perdues au courant d’une année remplie de stress et de crises d’anxiété ou même si c’est simplement le résultat de trop de soirées passées sur le sofa à zapper de chaîne en chaîne parce que je n’avais rien de mieux à faire, toujours est-il que l’été dernier, j’ai décidé de me prendre en main.

Suite à l’invitation d’une amie, j’ai timidement mis les pieds dans une salle de gym en juillet dernier pour la première fois depuis des années.  « Viens, tu vas voir, moi aussi je déteste le sport, mais je te jure, le cours de tae-boxe, ça va te donner le goût de bouger, je te le dis! » J’avais clairement des doutes ; sur la véracité de ses propos, oui, mais surtout sur ma capacité de suivre le cours tout en ne m’humiliant pas complètement.  Parce qu’il faut comprendre que pour moi, « sport » a toujours été synonyme d’incompétence et d’humiliation.  Je n’ai jamais eu la fibre sportive, même petite, il fallait me forcer à faire le tour du bloc en vélo, question que j’aie mon apport quotidien en activité physique.  Mais j’avais promis d’y aller ; il était hors de question de briser ma promesse.

Eh bien, croyez-le ou non, j’ai aimé ça. Pour vrai. Pour la première fois de ma vie, j’ai ressenti l’euphorie qui vient avec l’effort physique intense.  Pour une fois, j’avais eu du plaisir en bougeant, et pour la première fois, j’avais l’impression d’être pas trop pire.  Pas besoin de vous dire que la semaine suivante, j’étais dans le vestiaire à lacer mes vieilles espadrilles, anticipant le plaisir de « varger » (passez-moi l’expression), dans un ennemi imaginaire.  Même les trois jours passés à soigner mes muscles ankylosés n’auraient pu m’arrêter.

Sauf que, voilà. Pour pouvoir suivre le cours de tae-boxe, il fallait au préalable passer par un abonnement.

J’ai déjà été abonnée à un gym.  J’étais pleine de bonnes intentions à l’époque et  j’y allais régulièrement avec une amie.  Cette amie était toute ma motivation.  Quand ladite amie a décidé de déménager de l’autre côté de l’océan, laissez-moi vous dire que l’abonnement est tombé magistralement dans l’oubli.

Alors, que faire?  S’abonner et prendre le risque de payer pour rien? Ou tout laisser tomber, parce que tsé, au fond, combien de temps ça peut vraiment durer, cette motivation-là?

J’ai pris le risque.

Six mois, une dizaine de livres en plus et une amie qui a changé de salle d’entraînement plus tard, je peux dire que c’est sûrement une des meilleures décisions que j’ai prises.

Si on m’offre le choix entre une soirée tranquille, sur le sofa à regarder un bon film ou une séance d’entraînement au gym, je préfère (et de loin!) la soirée cinéma.  Sauf que depuis juillet, c’est une toute autre hygiène de vie que je me suis donnée. Je ne vais au gym que deux fois par semaine, et il m’arrive de sauter une séance une fois de temps en temps (j’ai passé un mois sans bouger, quand ma grand-maman nous a quittés), mais je bouge beaucoup plus qu’avant.  Je trouve ça encore un peu ennuyant de faire du cardio pendant une demie-heure, mais la satisfaction que je ressens pendant les heures qui suivent, en vaut certainement le coup.

J’ai enfin compris que le plaisir du sport ne réside pas dans le fait d’être compétent ou pas, mais plutôt dans le fait de se fixer des objetctifs réalisables (il était temps!).  Je n’ai pas l’intention de devenir obsédée ni par le sport, ni par mon corps, mais je me suis fixé comme objectif d’aller m’entraîner deux fois par semaine pendant un an.

Et croyez-le ou non, j’y arrive.  Et ça, c’est satisfaisant.

De mon amour pour Zola

Zola

Dans la vie, l’un de mes objectifs à moyen terme, c’est de terminer la lecture des vingt romans composant Les Rougon-Macquart, d’Émile Zola. J’ai trouvé avec joie il y a quelques semaines, dans les bouquineries que je fréquente sur Mont-Royal, les derniers morceaux qui manquaient à ma collection. Il m’en reste maintenant cinq à lire: Pot-Bouille, La joie de vivre, La terre, Le rêve et La débâcle. (Mais qu’est-ce que je vais devenir quand ce sera fini?) Ça fait bien longtemps que j’ai amorcé ce projet, tellement que je ne saurais dire si ma première rencontre avec cet Émile-là s’est faite par Germinal ou par L’Oeuvre. En tout cas, c’est certainement avec la lecture et l’étude de ce dernier dans un cours d’université que j’ai découvert, au-delà du naturalisme, la manière impressionniste, inspirée apparemment des peintres de son époque, qu’a Zola de décrire les scènes — magistrale. J’ai eu peur récemment d’avoir englouti tous les meilleurs, et qu’il ne me reste plus que les « ordinaires »; d’autant plus que j’ai commencé à lire Lourdes, issu de sa série des villes, qui ne fait pas partie des Rougon-Macquart, et que j’ai misérablement laissé tomber, comme ça ne m’arrive jamais — c’est dire à quel point ce n’est pas à la hauteur (de mes attentes élevées, du moins). Il faut bien que je m’avoue que Zola n’a peut-être pas écrit que des chefs-d’oeuvre, quoique la qualité de son style demeure. Heureusement, j’ai retrouvé récemment, dans Son Excellence Eugène Rougon, ce qui m’avait transportée auparavant. Des passages comme celui-ci:

À l’autre bout, tout là-bas, le pont Louis-Philippe s’animait d’un grouillement de points noirs; pendant que les croisées les plus lointaines, les petites raies qui trouaient régulièrement les façades jaunes et grises du cap de maisons, à la pointe de l’île, s’éclairaient par instants de la tache claire d’une robe. Il y avait des hommes debout sur les toits, parmi les cheminées. Des gens qu’on ne voyait pas, regardaient dans des lunettes, du haut de leurs terrasses, quai de la Tournelle. Et le soleil oblique, largement épandu, semblait le frisson même de cette foule; il roulait le rire ému de la houle des têtes; des ombrelles voyantes, tendues comme des miroirs, mettaient des rondeurs d’astre, au milieu du bariolage des jupes et des paletots.

Hein? N’est-ce pas que c’est super? Il y a aussi la relation de Rougon et Clorinde qui est admirablement décrite, pleine de tension, comme Zola sait si bien montrer les luttes internes et les conflits entre les personnages.

Quel est votre Zola préféré? De mon côté, il va falloir que j’en relise quelques uns pour me décider, tiens…