Où j’inaugure la saison de la course

Jeudi, j’ai fait ma première sortie de course de l’année! Yé!

Quel plaisir! La liberté, la grande légèreté lors des premiers mètres. Le réveil des muscles qui n’ont pas travaillé depuis longtemps. Les automatismes à réintégrer : la position des bras, le regard au loin, l’application importante de baume à lèvres avant de sortir. Les réflexions vestimentaires. «Ah, quel soleil! j’aurais dû mettre ma casquette!», puis «Hii! froid aux oreilles! une chance que j’ai ma tuque!» «Est-ce que j’ai besoin de gants?» «Aurai-je le temps de laver mon seul outfit de temps frais avant la prochaine fois?» Et puis, au retour, Charlou qui semblait toute fière de moi (faisons de la projection!) : pour me le prouver, pendant que je m’étirais, elle s’est roulée sur ma serviette en ronronnant comme une grosse molle, à n’en plus finir.

J’avais commencé à croiser des coureurs depuis quelques jours, et ces rencontres narquoises me tracassaient un peu; mais je résistais, dans ma haine entêtée du froid. Et là, en revenant du travail, me demandant comment j’allais occuper ma soirée, je me suis dit tout à coup que les conditions étaient parfaites (oui!) pour inaugurer la saison. Le soleil dans le dos, chaud, enfin. Et les trottoirs secs (ou joyeusement ruisselants, selon le côté de la rue). C’était le temps ou jamais.

D’ailleurs, il fallait bien que je m’y mette: je me suis inscrite au 5 kilomètres de Longueuil (histoire de me préparer pour le 10 d’Ottawa, en mai), et je compte bien battre mon temps de l’an passé… Bon, je suis un peu rouillée, car je n’ai pas, comme certaines personnes, couru ou fondé tout l’hiver pour garder la forme. Ma collègue Mélanie, le courage en personne, a bravé les températures glaciales, de décembre à la semaine passée, et courra un inimaginable (pour moi) 15 kilomètres, le 20 avril. Mes parents, forçant l’admiration, se sont baladé en skis de fond dans le parc de la Gatineau toute la saison froide, et ont repris ces derniers temps leur club de course. D’ailleurs, je pense bien que c’est ma mère qui a parti cette vogue de la course, qui dure depuis deux ou trois ans.

En tout cas. Peut-être pas, là, non plus.

Mais elle est vraiment super, ma mère. Elle a couru cet automne un demi-marathon (tellement plus «vrai» qu’un maigre 10km!) dans un temps fabuleux de 2h03! Chaque fois qu’on s’entraîne ensemble, elle essaye, pour m’encourager, de me faire croire que je suis meilleure qu’elle (ah la la! les mères!), mais c’est plutôt moi qui ai l’impression de lui courir après… Mon objectif, à Ottawa, est donc de suivre les pas de ma maman lièvre — c’est la première fois qu’on s’inscrit à la même course! Mais là, oui, il fallait vraiment que je m’y remette! Moins de deux mois pour retrouver ma forme de l’automne!

espadrilles

Êtes-vous gagnés par la fièvre du jogging, vous? (Est-ce que TOUT LE MONDE n’est pas maintenant tout le temps en train de partager ses temps de course sur Facebook?) D’où vient donc cette vogue, pour de vrai, selon vous?

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Une réflexion sur “Où j’inaugure la saison de la course

  1. AAAAAAAAAAAaaaaaaaaaaaaaargh! Quel suplice de voir tous ces coureurs/coureuses le matin et au retour du boulot que je ne peux imiter dû au travail et la saison des impôts!

    Signé: Monsieur pomme Gala.

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