Découvertes montréalaises : La caverne d’Ali Baba

Samedi matin, 10h.  La journée vient à peine de commencer et je ne sais déjà plus quoi faire de mon corps. Oh oui, je pourrais très bien me prendre en main et commencer mon travail de session à remettre dans deux semaines, mais à quoi bon m’y prendre si tôt alors que je travaille si bien sous pression? Et oui, je pourrais très bien faire une sauce à spaghetti, mais j’avais prévu la faire dimanche, alors, tsé, si je la faisais samedi, je ne ferais que repousser mon dilemme d’une journée, puisque je n’aurais plus rien à faire dimanche…

« Tu veux aller au marché aux puces avec moi? J’aimerais bien ça me trouver un jeu de Nintendo. »

Et voilà, comme ça, sur la suggestion de Monsieur ma Moitié, je me suis retrouvée devant un des buildings les plus laids de Montréal, un amas de tôle qui « tient par la peur » comme dirait Soeur, et devant lequel se trouve un attroupement de messieurs fin cinquantaine, tirant sur leurs cigarettes de façon à ce que, pour entrer dans le bâtiment, je n’avais nul autre choix que de passer à travers le nuage de fumée malodorante. Prenant mon courage à deux mains, j’ai poussé la porte….

Et là! Et là! ET LÀ!!! *

Les amis, je vous jure, c’était une vraie caverne d’Ali Baba. Si l’extérieur semblait présager un assortiment de bébelles et de patentes à gosses bon marché, l’intérieur m’a complètement prise de court. Des kiosques pleins à craquer d’antiquités, des meubles qui sortent tout droit d’une autre époque, de la vaisselle digne de nos grand-mères, des radios datant de l’époque où l’une des fonctions principales des objets était d’être beau. Évidemment, il y avait quand même quelques cossins de qualité discutable, mais franchement, la majorité des objets à vendre étaient de bonne qualité, agréables à l’oeil et certainement fascinants. Monsieur ma Moitié ne faisait que me suivre alors que je déambulais entre les étalages en m’extasiant avec ravissement sur les objets devant moi.

Un vrai gramophone!

Un vrai gramophone!

J’ai fini par sortir de là les mains vides (quoique Monsieur a tout de même réussi à dénicher un jeu de Nintendo (Metroid, première version, pour les initiés)), mais les yeux pleins d’étoiles et avec la ferme intention d’y retourner pour mettre la main sur quelques babioles qui serviront à décorer mon mariage.

Le soir même, nous étions invités à un bière et fromage chez Solen et je me suis mise à décrire toutes les merveilles que j’avais eu l’occasion de voir cet après-midi là, tout en exprimant mon regret de n’avoir pas pensé à regarder pour des cadres qui pourraient servir d’enseignes à La Grange. J’ai dû réussir à transmettre mon enthousiasme, puisque quelques minutes plus tard, Solen et moi avions décidé d’arpenter les allées encombrées dès le lendemain.

En entrant dans le marché la deuxième fois, c’est avec assurance que je me dirigeais vers les meilleurs kiosques, enchantée de pouvoir faire découvrir ce bijou à quelqu’un d’autre.  J’y ai aussi découvert le plaisir de partir à la chasse, de fureter à travers les étalages pour trouver LE cadre qu’il me fallait, de négocier le prix (quoique tous les deux étaient à des prix raisonnables (5$ chacun) et donc je n’ai pas eu à négocier tant que ça), et de repartir avec mon butin sous le bras.

bock du marché aux puces

La trouvaille de Solen : un bock de bière pour remplacer celui égaré par un ami

Je suis sortie du marché avec deux jolis cadres, un ovale et doré et l’autre rectangle, d’un bleu douteux, mais joliment travaillé (je vais tout simplement le repeindre en crème et peut-être même m’essayer à le vieillir!), et remplie de bonne humeur.

De jolis cadres qui feront de belles ardoises!

De jolis cadres qui feront de belles ardoises!

La plupart des commerçants semblaient dire que l’offre des objets à vendre serait bien meilleure cet été alors qu’ils auraient eu l’occasion de faire le plein dans les ventes de garage, et donc je sais ce que je vais faire lors de mes weekends oisifs à Montréal.  J’ai déjà hâte d’y retourner!

Si vous y allez, laissez-moi savoir ce que vous y avez trouvé, je suis curieuse de voir ce que mes yeux n’ont pas eu la chance d’admirer!

Marché aux puces St-Michel, 7707 rue Shelley, (au coin de Crémazie et St-Michel), bus 67 à partir du métro St-Michel

* Voici un petit clin d’oeil à un de mes auteurs jeunesse préférés, Yvon Brochu.  Si vous n’avez pas lu la collection des Alexis, ruez-vous à la bibliothèque pour le faire, vous ne le regretterez pas, promis!
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8 réflexions sur “Découvertes montréalaises : La caverne d’Ali Baba

  1. Je n’entends que du bien du marché aux puces Saint-Michel et, pourtant, chacune de mes visites là-bas m’ont déçue. Je n’aime pas l’ambiance, les prix sont trop élevés, c’est bruyant… mais si tu dis que la sélection sera meilleure cet été, je vais peut-être me réessayer une troisième fois!

    (J’y ai quand même fait quelques belles trouvailles. J’en avais parlé ici d’ailleurs : http://petitabricot.wordpress.com/2012/02/29/marche-aux-puces-saint-michel-et-henri-trouve-un-nouveau-train/)

    • Je pense que je comprends ce que tu veux dire. Je pense que c’était surtout la sélection qui m’a impressionnée. C’est certain que c’est bruyant, mais j’ai de la difficulté à comparer puisque c’était ma première expérience de marché aux puces. Quel autre marché aux puces/bazar recommandes-tu? J’ai vraiment le goût de m’initier à ce genre de brocantage!! 🙂

      • Je me rends compte que je fais souvent de plus belles trouvailles dans les bazars de sous-sols d’église (il y en avait un très bien près de mon ancien appart, celui à l’église près du métro Beaubien n’est pas mal non plus, mais ça dépend des fois). Sinon, les ventes de garage… Ça dépend aussi de ce que tu cherches!

        Pour ce qui est du marché aux puces Saint-Michel, je pense que je suis juste malchanceuse. Il y a tant de bien qui s’en est dit. Il faut que j’y retourne!

        • Oh! et il est où celui près de ton ancien appart? Je cherche surtout des cadres et des babioles pour décorer lors de mon mariage, mais qui sait, je suis ouverte à pas mal n’importe quoi! 😉

          • C’est au sous-sol de l’église sur la rue Fleury, au coin de de la Roche, à peu près (un peu plus à l’ouest, je crois, mais d’un ou deux coins de rue maximum). Dans le temps (il y a deux ans), c’était ouvert les mercredis après-midis et le premier samedi du mois, mais il faudrait vérifier. Il y avait plein de cadres et de babioles justement.

            Tiens, ça me donne envie de retourner y faire un tour!

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