Où l’on court à Ottawa, en famille

C’est fait: le 10 kilomètres d’Ottawa!

Il y avait ma mère, mon père, mon beau-frère et moi. Il y avait aussi les Loutres et leur mère, pour nous encourager, avec les beaux-parents de Sophie.

L’orage avait menacé tout l’après-midi. On attendait fébrilement. Il y a eu des rumeurs de grêlons, mais là-bas, à l’heure dite, il faisait un gros soleil de printemps, et c’était bien bleu.

Ma mère et moi, on s’est fait rabrouer par deux bouncers des corrals: pas le droit de rentrer dans l’orange; il fallait s’en tenir à notre corral jaune, derrière. On a sauté la clôture pour se frayer un chemin entre les sardines (jaunes): il y avait plus de 12 000 autres coureurs.

10kmOttawa

Quand le départ a été donné, j’étais bien trop excitée; la lenteur des humains m’exaspérait, et je suis partie comme quelqu’un qui se prend pour un guépard.

Je ne suis pas un guépard. (Mais j’aimerais ça: c’est doux!)

Au début du parcours, le long du canal Rideau, il y a eu une grande et délicieuse bouffée de lilas! Je maintenais le rythme.

Vers le kilomètre 4, je me suis rendue compte que je n’étais pas un félin de la savane, et j’ai pris une bine d’énergie. C’est bien sucré, ces affaires-là, et on n’est pas sûr que ça marche.

Au kilomètre 5, le chrono était affiché: cinq minutes de trop pour nous qui avions franchi la ligne de départ à 18h35. (« 32 minutes? oh non! certainement pas! ») Ça allait bien: après la côte qui monte (pas si pire!), on descendait en tournant (fonne!).

À partir du 6, de l’autre côté du canal, ça a commencé à être dur: le soleil tapait obliquement; mes jambes faisaient la job sans fatigue, mes poumons aussi, mais je sentais mes doigts enfler, mon ventre faire le bizarre, et un léger mal de coeur. Je n’avais pas l’impression de pouvoir augmenter la cadence; avais-je épuisé mes forces avec ce départ trop précipité?

Pas question de marcher, cependant; et je revoyais de temps en temps ma madame de référence, une femme aux cheveux gris et débardeur céladon que j’avais identifiée comme une coureuse sérieuse. (C’est-à-dire: pas comme ces jeunes qui s’arrêtent à tout bout de champ pour soudainement repartir comme des malades!)

Kilomètre 8, je me forçais à regarder le paysage radieux, les arbres en fleurs, le canal scintillant dans le couchant, et à m’extasier sur la chance qu’on avait de profiter d’une si belle journée.

Peu avant le 9, on savait que nos supporters nous attendaient, après le pont. La Petite Loutre dans les bras de sa grand-mère était ravi de voir tout son monde passer. Il nous a insufflé un élan inégalé, avec sa face de réjoui et ses joyeux encouragements. (Une tante émue!)

Le soleil avait disparu derrière les édifices et, en tournant le coin, une brise salvatrice s’était manifestée. Ouf! c’était presque fini.

Au dernier kilomètre, les coureurs s’étant gardé de l’énergie, enlevés par la foule, me dépassaient. Pch.

Et enfin, la ligne d’arrivée! Juste avant de la franchir, j’ai aperçu le lapin des 55 minutes! « Oui », ai-je lâché dans un souffle, emboîtant son pas.

Après ça, le fonne, c’est d’analyser chaque détail de notre course, en famille.

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Une revue de mai

Le mois de mai fut surtout rempli par de tout nouveaux petits êtres pour la moitié d’entre nous. Voici ce qui capta aussi notre attention:

Quelques sorties…

Quelques recettes gagnantes…

Quelques articles intéressants…

Les chats du mois…

Charlotte se prend pour une pin-up

Charlotte se prend pour une pin-up.

Padawan fait la plante

Padawan se prend pour une fleur.

Quelques choses auxquelles on a hâte en juin…

  • le début de la saison du camping!
  • le début de l’été, des pique-niques et des festivals
  • l’arrivée des pousses de légumes dans le potager
  • le premier panier de légumes de nos fermiers des Jardins de l’Arpenteuse
  • le premier essayage d’une certaine robe de mariée
  • la publication (enfin!) du huitième livre de Diana Gabaldon

Quelques objectifs pour juin…

  • Solen: établir une bonne routine de jardinage
  • Caro : se délecter des ronrons de Petit Chat
  • Sophie : confectionner au moins un dessert maison
  • Mé : retrouver une certaine routine d’entraînement

Un nouveau départ

Il n’y a pas à dire, l’année 2014 sera une année de changements.

Non seulement deviendrai-je une femme mariée, j’ai obtenu une bourse d’excellence, j’obtiendrai mon diplôme, mais en plus, j’ai décidé de quitter mon emploi stable pour pouvoir enfin entreprendre un changement de carrière.

Il y a quelques semaines, j’ai accepté un poste d’éducatrice remplaçante pour une garderie absolument fantastique dans le Mile-End.  Vendredi le 16, c’était ma toute dernière journée chez Marketwired, la compagnie qui m’a vue évoluer au cours des quatre dernières années.

Je serai franche, l’idée de quitter le confort et la stabilité de mon emploi de bureau m’a vraiment angoissée au cours des dernières semaines. J’ai été assaillie de la même ribambelle de questions: « Et si je ne suis pas assez bonne? »; « Et si je n’aime pas ça? »; « Est-ce que je vais m’entendre aussi bien avec les nouvelles collègues que les anciens? »

Je viens de terminer ma toute première semaine complète à la garderie, et si je n’ai jamais été aussi fatiguée de ma vie, je peux honnêtement dire que j’ai fait le bon choix (évidemment (!))

J’adore travailler avec les enfants, et pour la première fois depuis longtemps, j’ai l’impression de faire une différence.  Je n’ai travaillé qu’une seule semaine dans le groupe des bébés, mais je vois déjà une évolution dans leur développement, et ça me fascine à quel point on a une influence incroyable sur ces petits êtres.  J’adore les regarder apprendre, les regarder jouer, et j’adore trouver la façon la plus efficace d’intervenir avec eux (ce qui n’est pas toujours facile quand la personne à qui tu t’adresses ne parle pas encore…) Vendredi dernier, j’ai fait ma toute première planification d’activités, et je peux sincèrement dire que je suis vraiment toute excitée de voir ce qui va fonctionner ou non (surtout que la planif, je l’ai faite en ayant en tête un enfant particulièrement turbulent…. vais-je réussir à percer sa coquille??).

Aujourd’hui, c’est une toute nouvelle semaine qui commence. Et c’est la première fois depuis très longtemps que j’ai hâte à lundi pour de vrai.

Contrer l’impuissance

Cette semaine, j’ai eu l’occasion d’aller rencontrer le joli Petit Chat de Caro (Petit Chat est magnifique, courageuse et forte. Mais je laisserai l’honneur à Caro de vous la présenter quand elle aura un peu plus de temps).

Petit Chat a subi une opération il y a 10 jours pour réparer son petit coeur brisé, et reprend maintenant ses forces au CHU Sainte-Justine.

J’ai toujours pensé que de visiter un hôpital pour enfants me briserait le coeur.  Que je serais incapable de voir des enfants souffrir.

Eh bien, j’ai été étonnée de constater que Sainte-Justine, c’est beaucoup plus que des enfants qui souffrent.  Sainte-Justine, c’est un personnel attentionné, plein d’empathie qui a à coeur la santé des poussins dont il a la charge.  Des professionnels qui écoutent les parents et qui répondent aux questions, qu’elles soient insignifiantes ou non.

Sainte-Justine, c’est aussi des parents épuisés, remplis d’amour pour leur enfant.  C’est des parents qui ont besoin de parler, de raconter leur histoire. C’est des parents qui apprécient discuter d’autre chose que de la maladie aussi.

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Parce qu’un hôpital n’est pas toujours déprimant…

Alors que je patientais dans le salon des parents pendant que Caro et son Homme bordaient leur Petit Chat pour la nuit, j’ai parlé avec une maman et sa fille qui attendaient eux aussi de pouvoir voir leur fille/soeur.  On a parlé de chaussures, de l’école, des cours de gym et de l’importance que prennent les amis dans les moments difficiles. Un petit quinze minutes qui m’a bouleversée, mais qui m’a aussi donné le goût de donner un peu de mon temps. Je n’ai peut-être pas de grandes connaissances médicales, je ne sais peut-être pas comment lire un cardiogramme, mais je sais être là, et je sais écouter. Je sais faire la conversation, et je sais jouer avec les enfants, qu’ils soient souffrants ou non. Alors comme ça, en marchant vers chez moi, j’ai décidé que j’allais essayer de faire du bénévolat pour le CHU Sainte-Justine.

Après avoir jeté un coup d’oeil sur le site web de l’hôpital, j’ai pu constater que les bénévoles ont la possibilité de participer à plusieurs programmes qui tiennent compte de leurs forces. Quelqu’un qui a beaucoup d’entregent par exemple, pourrait choisir d’être à la réception et d’accueillir les parents et les enfants à leur arrivée. Quelqu’un qui a une grande capacité d’écoute pourrait faire le lien entre les parents et les enfants entre la salle de réveil et la salle d’attente. Il y a même, pour les gens (jeunes?) doués avec les jeux vidéos, un programme qui consiste à veiller au bon fonctionnement de la salle de jeux interactifs électroniques!  En ce qui me concerne, je crois que mes forces résident dans l’écoute et l’empathie. Je crois que je serais bien équipée pour écouter les parents, pour leur faire la conversation, mais aussi pour divertir, écouter et jouer avec les enfants.

Évidemment, il y une grande différence entre passer quelques heures aux soins intensifs et faire du bénévolat à long terme, mais ce n’est pas la première fois que j’y pense et mon expérience de cette semaine m’a enfin donné le petit coup de pied au derrière dont j’avais besoin pour que je remplisse le formulaire d’inscription

Pour ceux qui voudraient un peu plus d’information sur les critères d’admissibilité ou sur ce que ça implique de faire du bénévolat au CHU Sainte-Justine, c’est par ici.

Dans le même ordre d’idées, il me semble que c’est un bon moment pour vous rappeler que le Téléthon Opération Enfant Soleil aura lieu les 31 mai et 1er juin prochains. Pour ceux qui seront à Québec et qui auraient envie d’aller y faire un tour, c’est au Pavillon de la jeunesse d’ExpoCité. Pour les autres, la diffusion se fera en direct à partir de 21h le 31 mai sur les ondes de TVA.

 Et vous? Faites-vous du bénévolat?