Coup de foudre littéraire

Ce weekend, j’ai fait quelque chose que je n’aurais jamais cru faire.

J’ai acheté le premier livre de mon futur enfant.  Et non, je ne suis PAS enceinte.  Voyez plutôt :

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Je n’ai tout simplement pas pu résister.  J’avais déjà entendu parler de la collection Little Miss Austen, mais c’est la première fois que j’en voyais un en vrai. J’ai succombé aux charme naïf des illustrations, j’ai été tout enchantée par l’histoire, et la lectrice en moi a été conquise par le fait que le livre est basé sur le classique de Jane Austen.

En attendant de le lire à mes enfants, je vais me contenter de regarder les images pour mon propre plaisir!

Ô comble du bonheur, je viens de voir que BabyLit, la maison d’édition a plusieurs autres titres à son actif. Ça donne le goût d’en acheter d’autres!

La vie de jeune fille est enterrée!

Samedi, on a enterré la vie de jeune fille de . Selon ses propres termes, la journée fut épique. Après plusieurs semaines d’organisation et des dizaines de courriels échangés entre les demoiselles d’honneur, nous avions élaboré le plan idéal pour notre future mariée!

Premier arrêt: revêtues de nos plus jolies tenues de ladies anglaises, nous avons pris le thé au Reine Elizabeth. Plein de délices sur la table, mais les scones, moelleux et aériens, un peu craquants, nous ont toutes conquises. Le cadre était chic et les convives, ravies et bien excitées.

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Scones nature et aux raisins, accompagnés de leur divine crème Devonshire; macarons aux bananes et aux pistaches, tartelettes aux fraises et éclairs au chocolat; sandwiches oeuf-concombre, dinde-roquette-dijon-canneberge et saumon fumé. Miam.

Deuxième arrêt: cours de pole dancing. Oui, oui, on a fait ça! Disons que le niveau d’enthousiasme quant à l’activité en question variait d’une participante à l’autre… Par bonheur, comme prévu par Soeur-de-Mé, celui de la principale intéressée était débordant. Un petit verre de bulles aidant peut-être, nous avons tout de même eu bien du plaisir. Et Mé a réussi son solo final avec virtuosité — la monitrice la déclara prête pour le mariage! (Watch out, Monsieur sa moitié!) (On lui conseille quand même de ne pas changer de cheminement professionnel. T’sais.)

Troisième arrêt: pique-nique crépusculaire au parc Jarry. Posées sur des nappes dépareillées, nous nous sommes régalées de salades, de fromages et de charcuteries, de limonade lime-concombre et de sangria rosée, d’un trifle estival digne d’une garden-party royale. À l’arrière-plan des conversations de filles, la fontaine illuminée au milieu du lac, les grappes de pique-niqueurs et des effluves vertes… Nous avons profité de ce charmant repas pour affubler notre princesse du jour de toutes sortes de gugusses carnavalesques et pour lui remettre une liste de défis à réaliser au cours de la soirée.

(Bébé Loutre s’était joint à nous pour cette partie de la soirée. J’ai d’ailleurs constaté ce jour-là que mon dernier-né refuse de prendre le biberon: j’ai alterné les arrêts-allaitement et les arrêts-bachelorette, donc…)

Bref, après un dernier boire, direction arrêt final: le Petit Medley sur St-Hubert où nous danserions qui toute la nuit, qui le plus longtemps que leur horaire de mère leur permettrait! Arrivées là sur le coup de minuit, nous avons failli nous transformer en citrouilles en constatant que le bar était presque vide… Cependant, la motivation de Mé à remplir ses défis n’avait d’égale que le spectacle divertissant qu’elle livrait dans son déguisement. Et, bien vite, le fougueux serveur nous offrait des shooters de Sortilège-bleuets, les noctambules envahissaient peu à peu l’endroit et le party pognait — incontestablement grâce à nous, bande de party animals s’il en fut une (haha.)! Moment marquant: non pas une, mais DEUX tounes des Backstreet Boys, à la demande de la future mariée! Nostalgie!

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Pieds de future mariée et plumes de boa sur le plancher de danse.

Et voilà. Mé a dit adieu à son état de demoiselle. La prochaine étape? Le mariage, dans deux semaines! Iiiih, on a hâte!

Maman sirène

Ce maillot n’a pas encore connu l’eau, mais il a bien hâte! (Tellement joli; en plus, il ne dévoile pas la bédaine post-bébé-loutre!)

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Maillot de bain: Mimi Hammer, une marque montréalaise et éco-responsable (double yé!)

 

P.S. Après avoir vu le mien, Caro m’a fait lire ce très bon billet de Maman a un plan. Dans ma tête, c’est pas mal précisément ce qui se passe aussi.

La récolte, mi-juillet

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On a réussi à écouler tous les légumes de notre premier panier en deux semaines: pas de gaspillage, et plein de menus estivaux et croquants! On est bien fiers, et tout et tout!

Encore d’abondantes verdures cette semaine:

Des concombres

Comme on n’en a pas eu dans le premier panier, on en avait acheté pour faire un tzatziki la semaine passée, alors on en avait beaucoup trop. Objectif: cornichons! Ça, c’est bien excitant. J’ai utilisé la recette de Ricardo.

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Des rabioles

On les a faites la semaine dernière en papillote sur le barbecue, avec des radis et du gras de canard. Mon homme, quant à lui, a formé le projet de concocter un bouillon avec les feuilles de rabioles et de radis, pour une soupe aux saveurs asiatiques. Maintenant qu’on sait que c’est comestible, on ne peut pas ne pas les utiliser.

De la laitue et de la mesclun

Cette laitue est véritablement la fraîcheur même! Vert vibrant et délice dans les tofu-burgers que j’ai faits avec Sophie en fin de semaine! Sinon, on a des projets de salade garnie de fraises et de petits oignons, avec du balsamique.

Du persil italien

Mon pauvre plan de persil est inexplicablement rabougri depuis sa sortie sur le balcon! Je viens de le tailler pour lui donner une chance. En attendant, je parsèmerai tous mes plats des belles feuilles parfumées fournies par nos fermiers, pour me croire en Italie, comme mes parents (gna! les chanceux!).

De la coriandre

J’ai hâte de recevoir des tomates! Si j’en avais, je ferais certainement une salsa maison, comme celle-ci, ou alors en mélangeant simplement une tomate, de l’oignon, des grains de maïs, un jalapeño, un trait de vinaigre, une cuillerée de sucre et ces quelques brins de coriandre.

Des fraises

Hou, parlant de salsa, et comme les fraises sont très, sur le bord d’être trop mûres, j’aurais bien le goût d’essayer cette recette de salsa de fraises et de mangue! La coriandre trouve son emploi du même coup.

Des courgettes

Finalement, la dernière courgette du premier panier est passée dans une sauce tomate, avec des olives et de la fleur d’ail. Cette semaine, on ne résistera sans doute pas à une soirée friture: alors, on fera ceci.gros plan de légumes

Des oignons verts (mauves)

Les fermiers annonçaient des oignons verts, mais ils sont mauves. En tout cas. Ça ajoute de la couleur aux assiettes: c’est bien réjouissant.

Des choux-raves

Une autre bizarrerie en forme de boules mauves. À utiliser en rémoulade (avec les amies rabioles), peut-être, pour garnir des sandwiches de porc effiloché. (Deux recettes éprouvées et gagnantes!) Ou alors en rondelles sur le barbecue.

Des pois mange-tout

Oh la la: on m’a toujours à «bacon»! Comme dans cette salade de pois mange-tout, parmesan et bacon, vinaigrette Dijon que j’avais l’intention de faire, jusqu’à temps qu’on improvise — avec grand succès! — des pâtes aux pétoncles safrannées, inspirées de cette recette (on a notamment remplacé l’orange par du citron, et omis l’aneth).

Quelles joyeuses recettes de légumes avez-vous découvert ces temps-ci, vous?

En l’absence des bêtes carnivores

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Pendant que leurs hommes font des tests de virilité pour enterrer la vie de garçon du futur de Mé, les demoiselles d’honneur en profitent pour se faire un souper 100% granole: boulette de tofu, pain au kanut et quinoa, laitue bien croquante du fermier, et oignons caramélisés. (Nous, on n’a pas brûlé six boulettes, comme certains.)

Chroniques hospitalières

Êtes-vous déjà entrés à Ste-Justine un samedi ou un dimanche? Quand les cliniques et les bureaux sont fermés, que les ascenseurs ne mettent pas 10 minutes à arriver et que la cafétéria n’a que les restes de la veille à offrir. Vous y verrez sans doute un agent de sécurité, quelques employés de l’entretien, des infirmières en pause café, assises au soleil devant l’hôpital ou attablées au casse-croute. Si vous êtes chanceux, vous verrez deux ou trois jeunes médecins en discussion enflammée, des résidents sans doute.

Et vous nous verrez, nous.

Les parents.

Nous habitons à l’hôpital avec notre enfant. Nous avons peut-être une petite chambre avec deux lits simples inconfortables à l’hôtellerie Cachou, dans l’ancienne partie de l’hôpital. Si nous venons de loin, nous avons une chambre au Manoir Ronald McDonald, de l’autre côté du stationnement. Ou nous cohabitons tout simplement avec notre enfant, dans sa chambre. Au milieu des machines et des bips-bips.

Vous nous reconnaitrez à notre teint pâle, à nos vêtements négligés, à nos cheveux mal coiffés. Nous habitons à l’hôpital, que voulez-vous? Vous verrez peut-être la dame de la cafétéria nous faire un gentil sourire; ça fait trois mois qu’on lui achète son mauvais café, après tout. Si notre enfant est avec nous, vous pourrez repérer le clown sur sa poussette – nous l’avons empruntée sur notre étage – ou, si nous sommes moins chanceux, le poteau de soluté qui le suit invariablement.

Vous trouverez que nous avons perdu du poids, que nous avons l’air fatigué. Mais ne nous le dites surtout pas.

Vous nous croiserez peut-être deux par deux. C’est qu’on finit par se connaitre. On se rencontre au tire-lait, dans le salon des parents, dans la chambre que nous partageons, dans la cuisinette de notre unité. Et au fil du temps, nous devenons amis, et le destin du fils de l’une ou de l’autre fait partie de nos vies. Quand bébé Z doit retourner en salle d’op, quand bébé N fait une infection urinaire, quand bébé E refuse le biberon, quand bébé M risque de porter une lunette d’oxygène en rentrant à la maison, nous souffrons ensemble.

Si vous nous voyez seul, savourant quelques instants de silence ou la caresse éphémère du soleil, c’est que nous avons sans doute eu la chance de recevoir l’aide d’un bénévole, qui nous a offert de cajoler notre enfant pendant une petite heure pour nous laisser sortir de sa chambre.

Mais si vous nous demandez comment ça va, on vous répondra sans doute que tout va bien. Un bilan sanguin réjouissant, une promesse de congé à venir, une cicatrice qui guérit bien, cette fois. Il y aura toujours de la lumière au travers des nuages.

Sainte-Justine, un jour je te dirai au revoir.

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Une revue de juin

Un autre mois passé comme un lapin pressé! Avec un peu de retard, voici ce qu’on a retenu du paysage de juin.

Quelques livres…

  • L’Orangeraie (Larry Tremblay) — touchant et admirablement écrit, quoique la deuxième partie soit moins puissante que la première
  • Le Dimanche de la vie (Raymond Queneau) — une écriture fantaisiste; un récit léger et nono
  • Written in my Own Heart’s Blood (Diana Gabaldon) — quel bonheur de lire un roman de Gabaldon pour la première fois!

Quelques sorties…

  • The Wellington Gastropub (1325, rue Wellington, Ottawa) — Des mets saisonniers, régionaux et étudiés; une carte des bières intrigante et fournie; des desserts irrésistibles.
  • L’autre Saint-Jean (parc du Pélican)– Y étiez vous?
  • Havre-aux-glaces (marché Jean-Talon) — Difficile de choisir entre toutes ces glaces inspirantes, quand la Petite Loutre, ayant élu avec certitude la blanche (classique vanille), vous demande «et toi, quelle saveur tu vas prendre?» — le bissap est cependant une découverte à faire (aux parfums d’hibiscus et de cardamome, entre autres)
  • Bar Le Vestiaire (Plaza St-Hubert) — Une agréable sélection de bières de micro!

Quelques recettes gagnantes…

Quelques articles intéressants…

Le chat du mois…

doux Padawan

 

Quelques choses auxquelles on a hâte en juillet…

  • Les framboises!
  • Les vacances!
  • Un enterrement de vie de jeune fille…
  • Pour Mé: un doux moment partagé entre sa maman et sa belle-maman lors de l’essayage final de la robe!

Quelques objectifs pour juillet…

  • Solen : réussir à protéger le jardin contre l’écureuil gourmand
  • Caro : augmenter la production laitière
  • Sophie : profiter des vacances au chalet pour terminer des romans commencés il y a longtemps
  • Mé : terminer les multiples préparatifs du grand jour sans succomber à l’anxiété qui me guette