Briser le cycle de l’inertie

Quelques semaines avant le mariage, j’ai arrêté de m’entraîner.  En fait, c’est ma réorientation de carrière qui m’a fait changer de routine.  Moi qui avais pris l’habitude de faire un pit stop au gym pas très loin du travail pour meubler mon temps libre avant d’aller à mon cours du soir à l’UQAM, je me retrouvais soudainement sans gym de proximité ni plage horaire pour « justifier » un arrêt activité physique.

Ce qui veut donc dire que, le jour de mon mariage, je n’étais pas aussi svelte ni aussi ferme que je l’aurais voulu (remarquez, cela n’a eu aucun impact sur le plaisir ni sur l’euphorie que j’ai ressenti ce jour-là, et donc je crois que j’y ai peut-être accordé un peu trop d’importance)…  Depuis, je me regarde dans le miroir et je me dis que je n’aime pas du tout ce que j’y vois.  Un ventre un peu mou, un peu trop rond (du genre, on sait pas trop si elle est ronde ou légèrement enceinte…), de la cellullite sur les cuisses en jell-o, etc.

J’ai toujours combattu l’idée des femmes qui se réduisent et qui s’autoflagellent en se regardant dans le miroir. Je crois fermement qu’il n’y a pas de standard de beauté, et que peu importe si une femme est ronde, ou maigrichonne, elle se doit de se trouver jolie.

Et pourtant.

Quand je me regarde et que je vois mon presque-double-menton ou mon ventre qui prend de l’expansion, je ne peux m’empêcher d’être dégoûtée, et déçue de moi-même.  Et quand je constate que le pantalon que je portais l’été passé est maintenant trop serré à la taille, il y a de quoi me faire déprimer…

Mais voilà.  Le mariage est passé.  Et avec la poussière qui retombe, je me trouve happée par une vague de renouveau, qui me donne envie de faire du ménage dans ma vie, de balayer les toiles d’araignées du revers de la main et de recommencer à neuf.  C’est pourquoi, le weekend passé, Monsieur mon Mari et moi avons fait le Grand Ménage de l’Appart, et c’est pourquoi j’ai enfin décidé de rechausser mes espadrilles et de me mettre à courir.

Elles ont repris du service!

Elles ont repris du service!

Je ne cours pas bien bien lontemps, une vingtaine de minutes à la fois, mais je vois déjà un changement.  Mes poumons ne brûlent plus, et bien que ce ne soit pas l’euphorie, j’ai quand même un peu de plaisir à courir.

Je ne serai JAMAIS un mannequin, et franchement, ce n’est pas ce que je veux.  Mais un jour, en me regardant dans le miroir, au lieu d’y voir mes défauts, j’y verrai plutôt un corps en santé, rond et potelé, certes, mais sain.  Et au lieu d’être déçue de ma paresse et de mon inertie, je serai fière de ce que j’aurai accompli.

N’est-ce pas le meilleur des objectifs?

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2 réflexions sur “Briser le cycle de l’inertie

  1. C’est vraiment un beau texte, toute les jeunes filles devraient le lire et apprendre à s’aimer comme elles sont … Être en santé là est la priorité… et moi je n’ai jamais et je n’aurais jamais la taille de mannequin mais … vraiment qui veut ressembler à un mannequin, triste, maigre et qui ce prive toujours des plaisirs de la table… Non merci! Moi j’ai besoin d’être heureuse quand je fais quelque chose sinon ça m’apporte rien et j’abandonne … Au lieu d’utiliser le verbe Avoir, utilisons le verbe Être … Être heureuse et bien dans sa peau.

    • Merci!!

      La dernière chose que je voulais, c’était d’être la fille qui s’autoflagelle, mais voilà, des fois, c,est vrai qu’on se regarde et qu’on aime pas ce qu’on voit. Comme tu dis, le plus important, c’est d’être heureuse et surtout bien dans sa peau.

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