Je suis bien plus que ça.

Cette semaine, j’ai eu de mauvaises nouvelles.  Après m’être fait dire par mon employeur qu’afin d’être en mesure de faire mon stage tout en étant rémunérée, je serais la remplaçante attitrée au groupe des quatre ans pour la durée des vacances de leur éducatrice, lesdites heures ont été accordées à une remplaçante qui avait plus d’ancienneté que moi (notez que je ne lui en veux absolument pas, elle est absolument fantastique et sympathique, et je n’y peux rien si elle a été engagée avant moi!).

Ce revirement de situation a l’heureux effet que je peux maintenant choisir moi-même le groupe avec lequel j’ai envie de passer les dix prochaines semaines (à ceux que ça intéresserait : si c’est approuvé par ma directrice de stage, je serai dans le groupe des bébés!). Mais ça a aussi l’effet que je serai en surplus, et donc que la garderie ne sera pas en mesure de me payer les heures travaillées. Ce qui veut donc dire que je travaillerai pendant dix semaines avec peu ou pas de salaire.

Mais je n’écris pas tout ça pour que vous me preniez en pitié ou que vous me plaigniez, ou quoi que ce soit du genre. J’écris ce billet parce que cette situation, bien que pas idéale, m’a permis de vivre un beau moment.

Certains d’entre vous le savent probablement déjà, mais je fais de l’anxiété.  Il y a un temps où je ne dormais pas, où j’avais constamment un poids sur la poitrine, où j’avais toujours peur.

Il y a un an, si ce genre de situation m’était arrivé, vous m’auriez sûrement retrouvée dans mon lit en train de pleurer toutes les larmes de mon corps. J’aurais été incapable de me calmer assez longtemps pour trouver une solution.

Or, cette fois-ci, j’ai paniqué, certes, mais pas au point d’être prostrée sur mon lit, et après m’être donné le droit d’être fâchée et stressée, j’ai commencé à chercher des pistes de solution.

J’ai lancé un appel sur Facebook.  J’ai soumis une offre de services dans un groupe de parents de mon quartier. J’ai parlé à ma patronne (qui comprend tout à fait ma situation et qui fait tout en son possible pour me trouver des heures, que ce soit à la garderie ou dans les YMCA de la région).

Je maîtrise la situation.

Mes problèmes ne sont pas réglés. Mais bordel, je mentirais si je ne disais pas que j’étais fière de la façon dont j’ai fait face à la situation.  Petites victoires par petites victoires, je prends tranquillement le contrôle de mon anxiété.

Je ne laisserai pas l’anxiété dicter qui je suis.  Je suis bien plus que ça.

Et ce sont ces petites victoires qui m’aident à m’en rappeler.

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2 réflexions sur “Je suis bien plus que ça.

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