Un fragment de pique-nique dans les bois

Être sur appel et ne pas se faire appeler a des avantages inopinés.  Comme enfin avoir le temps (et la motivation!) d’accrocher le cadre confectionné pour le mariage.

Dès le début des préparatifs, je savais que je voulais incorporer des éléments de nos familles dans la déco.  En survolant Pinterest, j’ai trouvé une superbe idée de composer un montage avec les photos de mariage de nos parents et de nos grands-parents. Quand, en fouinant chez Zone un après-midi d’été, je suis tombée sur un magnifique multicadre au fini vieillot, cette idée s’est vite concrétisée.

Je suis si heureuse du résultat, et le cadre avait une place de choix à La Grange, en entrant, tout près de la cage à cartes.

La table de cadeaux lors du Pique-nique sylvestre

La table de cadeaux lors du Pique-nique sylvestre — Crédit photo : Tom Nash

Depuis le Pique-nique sylvestre, j’ai hâte de lui trouver une place dans la déco à la maison. Et aujourd’hui, j’ai enfin pris le temps de l’accrocher. Originalement, j’avais planifié l’accrocher au-dessus de notre lit, sauf que je n’ai pas encore eu la chance de trouver le cadre parfait pour deux autres petites merveilles (que j’avais planifié accrocher à côté) :

Monsieur mon Mari et moi tenant nos portraits respectifs -- Crédit photo : Tom Nash

Pendant le souper, la fille d’une de mes cousines a entrepris de dessiner nos portraits à Monsieur ma Moitié et à moi. Les détails (pour une jeune fille de sept ans!) sont fantastiques, et les dessins nous ressemblent parfaitement (celui de Monsieur a même la barbe et les lunettes!) — Crédit photo : Tom Nash

J’ai décidé d’attendre un peu et de l’installer directement dans le hall d’entrée:

Avant (désolée de la qualité pouiche des photos...)

Avant (désolée de la qualité pouiche des photos…) — des photos de nos voyages en Irlande et en Angleterre!

Après

Après

J’aurais voulu qu’il y ait plus de contraste entre le cadre et le mur, mais comme ce n’est que temporaire, je me contenterai de ça.  Quand nous les recevrons, la photo du centre (prise par ma merveilleuse photographe de soeur!) sera remplacée par une photo de notre propre mariage.

En attendant, je regarde celles de nos parents et de nos grands-parents et je suis fière de faire partie de leur famille.

Grand-papa Lou et Grand-maman Ghys, lors de leur grand jour, en 1958

Grand-papa Lou et Grand-maman Ghys, lors de leur grand jour, en 1958

Mes grands-parents du côté de mon papa...  64 ans plus tard, j'adore voir de quoi ils avaient l'air le jour où ils se sont dits oui...  ma grand-mère fait très forties, non?

Mes grands-parents du côté de mon papa… 64 ans plus tard, j’adore voir de quoi ils avaient l’air le jour où ils se sont dits oui… ma grand-mère fait très forties, non?

Grand-maman Gaby (du côté de mon mari) le jour de son mariage...  Sa robe!

Grand-maman Gaby (du côté de mon mari) le jour de son mariage… Sa robe!

Les grands-parents maternels de Monsieur mon Mari...  qu'est-ce qu'ils avaient l'air sérieux!

Les grands-parents maternels de Monsieur mon Mari… qu’est-ce qu’ils avaient l’air sérieux!

Être ta maman

Petit Chat,

Je veux être la meilleure des mamans, mais je veux être plus encore.

Je veux être une mère créative. Qui t’aide à déployer ton imagination. Qui t’invente de nouveaux jeux. Qui te chante des comptines. Qui te propose des projets artistiques. Mais je veux aussi prendre le temps d’écrire. De créer pour moi. De composer pour moi. Et pour les autres, si j’ai un jour des lecteurs.

Je veux être une mère informée. Une mère qui prend des décisions éclairées. Une mère qui sait où aller se ressourcer quand son instinct ne suffit plus. Mais je veux aussi être une chercheuse reconnue par ses pairs. Me dédier corps et âme à mon mémoire de maitrise. Prendre le temps d’écrire des articles. Peut-être même participer à un congrès, un de ces jours.

Je veux être une mère complice. Une maman tendre aux bras réconfortants. Ta maman qui sait comment te faire sourire d’un seul regard. Mais je veux aussi être une amoureuse attentionnée pour ton papa.

Je veux te porter. T’allaiter encore longtemps. Te bercer. Te cajoler. Mais je veux être capable de te faire garder de temps en temps, pour faire autre chose.

Je veux prendre le temps de te voir grandir. Savourer chacun de tes rires. Je ne veux pas te laisser entre des mains étrangères tous les jours de 8 à 4. Mais je veux avoir une carrière dont je pourrai être fière. Même si c’est juste à temps partiel. Même si je monte les échelons un peu plus lentement que je ne l’aurais fait si tu n’étais pas là.

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Penses-tu que ça se peut, mon Petit Chat?

On va essayer, en tout cas.

Un an

Un an.

Un an que tu es partie pour aller rejoindre grand-papa Lou.

Un an.

Je ne veux pas  dire que je ne m’ennuie pas de toi grand-maman, mais aujourd’hui, on dirait que la peine est plus facile à porter.

Loin de moi l’idée de vouloir parler pour toi, mais j’ai l’impression que tu étais peut-être prête à partir. Déjà plus de trente ans que grand-papa vous avait quittés, et si tu l’aimais comme j’aime ma Moitié, grand-maman, trente ans, ça devait commencer à faire long.

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Quand maman m’a appelé ce soir là, il y a un an déjà, la première réaction que j’ai eue, c’est de m’écrier que tu n’avais pas eu le temps de venir à mon mariage. Que tu n’avais pas eu le temps de rencontrer des arrière-petits-enfants. Je savais que tu en mourais d’envie.

Mais tu étais là grand-maman. Tu étais là lors du plus beau jour de ma vie. Le soleil radieux dehors, je suis convaincue que c’est toi qui est venue me faire un clin d’oeil.

27 décembre 1958

27 décembre 1958

Je regarde encore les étoiles le soir, quand le ciel est dégagé, et je te dis bonjour, à toi et à grand-papa: est-ce que tu me vois? Tu n’es plus là, et pourtant, tu es là, avec moi, tous les jours.

Quand je fais les mots croisés le samedi matin (me vois-tu grand-maman, j’utilise encore un stylo!). Quand j’utilise ton bol pour manger mes céréales. Quand je fais à manger et que j’utilise les ustensiles que tu m’as si généreusement donné quand je suis déménagée il y a déjà cinq ans. Tu es avec moi, dans la bague de fiançailles que j’ai au doigt, et dans le petit ange que je porte à mon poignet depuis un an, maintenant.

Tu es avec moi grand-maman, et peut-être que mes enfants n’auront pas la chance de connaître celle qui m’a donné le goût de lire et qui m’a appris à aimer les enfants, mais je sais que toi, tu les verras, de là-haut, avec grand-papa.

Parce que ya un temps où c'était cool de poser des flamants roses sur le gazon

Parce que ya un temps où c’était cool de poser des flamants roses sur le gazon

Je m’ennuie de toi grand-maman, et quand je suis allée vous visiter l’autre jour au cimetière, je me suis rappelé une phrase que j’ai entendu à tes funérailles.  Une de tes nièces s’est exclamée : « Imagine le party qu’ils sont en train d’avoir!  Ça doit être en train de jouer aux cartes pis de planifier le party de Noël! » Ben vas-y grand-maman. Va planifier le party de  Noël avec tes beaux-frères pis tes belles-soeurs, et va gagner une partie de paquet voleur pour moi. Tu le mérites. Dis bonjour à grand-papa et donne-lui un bec sur la joue de ma part.

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Grand-papa Lou, Grand-maman Ghys et matante Alberte — party de Noël 1958?

Ne t’inquiète pas pour moi grand-maman. Je vais survivre. Je ne t’oublie pas, et je t’aime, et ça, ça n’est pas près de changer.

Ah oui, j’oubliais:

Tu sens bon.

La fin de l’histoire!

J’ai retrouvé mon livre perdu! Un matin, il n’était pas sur la table où je laisse habituellement mes choses en rentrant à la maison. J’ai pensé qu’il était tombé de sous mon bras quand je marchais du métro la veille. J’ai parcouru le chemin en sens inverse en espérant l’apercevoir parmi les tas de feuilles, en vain.

Bon, il avait glissé sous le fauteuil, à côté de la table (je n’avais pas cherché bien loin, vrai). (Pendant un instant, Le chat de Schrödinger* était à la fois perdu et en ma possession — wild!)

Un extrait de ce roman (qui est plutôt un récit philosophique, si on veut l’étiqueter comme du monde) — pour célébrer nos retrouvailles!

La création est une catastrophe de fond. Elle ne s’accomplit qu’à la condition que le nuage en suspension de tous les possibles se cristallise autour de la manifestation exclusive à laquelle, au bout du compte, se réduisent ceux-ci.

*Cet article explique l’expérience qui a inspiré le titre du livre.

Une revue d’octobre

Où étions-nous donc passées, tout ce mois d’octobre? Ce ne sont pas les sujets d’enthousiasme qui ont manqué pourtant!

Quelques livres…

  • Le chat de Schrödinger (Philippe Forest) — un livre perdu par sa propriétaire, donc sans conclusion; un roman où il ne se passse rien, mais avec de belles réflexions
  • L’horloger (Félix Villeneuve) — un faux recueil de nouvelles qui prend des airs d’épopée et dont l’écriture mélodieuse nous envoûte par moments

Quelques sorties…

  • Kitchen Galerie — du foie gras! des saveurs succulentes!
  • Les Empoteuses — sympathique petit café de bord de rue, où les propriétaires font des conserves et servent cafés, thés et tisanes avec bonne humeur
  • Le café du romancier — un tout nouveau café sur Beaubien, tenu par un romancier qui aime jaser et apparemment déjà fréquenté par des habitués; analyse en cours…
  • Musique (Musée McCord) — c’est terminé! mais le concept d’exposition par les oreilles était fort intéressant
  • Lanternes chinoises au Jardin Botanique

Quelques recettes gagnantes…

Quelques articles intéressants…

Quelques raisons de se pelotonner dans le sofa…

  • Nashville (Netflix) — il faut d’abord accepter que ce soit un téléroman (bien savonneux), et après, se laisser inspirer par la musique et le look (parfait) de Scarlett
  • Happy Endings (Netflix) — Un heureux mélange de Friends et Community…  Du vrai bonbon…. Ça faisait longtemps que j’avais ri autant en regardant la télé :), rapporte Mé

Le chat du mois

« Là où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir », pensa le gros matou en s'allongeant voluptueusement sur le comptoir de cuisine.

«Là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir», pensa le gros matou en s’allongeant voluptueusement sur le comptoir de cuisine.

En novembre, on a hâte…

  • d’avoir hâte à Noël
  • d’aller voir Pina Bausch
  • à son anniversaire (eh oui, certaines d’entre nous ne redoutent (en tout cas, pas trop!) vieillir d’un an! 😉 )
  • de s’exiler dans l’Est

Quelques objectifs pour novembre…

  • Sophie: après un début de session assez moyen, me concentrer sur mes devoirs pour améliorer mes notes!
  • Caro: déménager en toute zénitude.
  • Mé: économiser pour un voyage de noces/une maison.
  • Solen: écrire.