(Re)découvrir la bibliothèque

La bibliothèque municipale.

Ma mère m’y amenait souvent, quand j’étais petite. J’avais droit à sept livres, et je les choisissais aussi gros que possible, pour être certaine de ne pas manquer de lecture jusqu’à ma visite suivante. (C’est drôle, l’épaisseur des livres était vraiment mon premier critère! Je ne vous dis pas à quel point j’ai été ravie lorsque j’ai découvert Les filles de Caleb… vers 10 ans!)

Arrivée au cégep, j’ai eu mon premier emploi, et j’ai commencé à acheter les livres que je voulais lire, tout bonnement. Puis, j’ai complètement délaissé les bibliothèques municipales, ne fréquentant que celle de l’université pour mes travaux. (Celle de Concordia est d’ailleurs vraiment bien équipée – je prends beaucoup de plaisir à y travailler!)

C’est la naissance de Petit Chat qui m’a donné envie de renouer avec le simple plaisir d’aller à la bibliothèque municipale. Nous lui avons bien acheté quelques livres, mais comme elle et moi en regardons plusieurs tous les jours, on fait rapidement le tour de sa petite étagère. En plus, ça fait une sortie chouette par les temps qui courent, trop froids pour de longues activités extérieures.

Une belle récolte

Une belle récolte

La bibliothèque de Magog – en plus d’être fort jolie et d’offrir une intéressante programmation – possède une collection de livres pour les tout-petits qui, sans être impressionnante, a de quoi satisfaire notre appétit de lecteurs. Petit Chat a beaucoup de plaisir à découvrir les uns après les autres les livres de chaque nouvelle récolte.

Petit Chat examine un nouveau livre - et j'en profite pour shower off notre nouveau sofa!

Petit Chat examine un livre… et j’en profite pour shower off notre nouveau sofa – nah!

Allez-vous à la bibliothèque municipale, seuls ou avec les p’tits?

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La première journée

Aujourd’hui, c’est la première journée.

La première fois que je prépare le sac à couche. La doudou. Le toutou.

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La première fois que je feins un sourire en lui disant à quel point elle passera une journée extraordinaire.

La première fois que j’ai le cœur gros en l’habillant, que je souhaite que le rituel du matin prenne plus de temps.

La première fois que je ne me demande pas ce que je pourrais bien lui préparer pour diner.

Aujourd’hui, c’est la première journée de garderie de Petit Chat.

Oh ce n’est pas grand chose. Elle ira deux fois par semaine, pour me permettre de me concentrer sur la rédaction de mon mémoire de maitrise. La garderie est à deux coins de rue et l’éducatrice est douce, rassurante, souriante. Je l’ai magasinée, ma garderie!

Ce n’est pas grand chose. Je suis allée la porter à 11h30 et j’irai la chercher vers 15h30.

Ce n’est pas grand chose. Elle était vraiment enthousiaste à l’arrivée.

Ce n’est pas grand chose.

Mais aujourd’hui, mon cœur de maman est quand même un peu brisé.

Maintenant, au boulot.

(Et vivement que 15h30 arrive!)

Être ta maman

Petit Chat,

Je veux être la meilleure des mamans, mais je veux être plus encore.

Je veux être une mère créative. Qui t’aide à déployer ton imagination. Qui t’invente de nouveaux jeux. Qui te chante des comptines. Qui te propose des projets artistiques. Mais je veux aussi prendre le temps d’écrire. De créer pour moi. De composer pour moi. Et pour les autres, si j’ai un jour des lecteurs.

Je veux être une mère informée. Une mère qui prend des décisions éclairées. Une mère qui sait où aller se ressourcer quand son instinct ne suffit plus. Mais je veux aussi être une chercheuse reconnue par ses pairs. Me dédier corps et âme à mon mémoire de maitrise. Prendre le temps d’écrire des articles. Peut-être même participer à un congrès, un de ces jours.

Je veux être une mère complice. Une maman tendre aux bras réconfortants. Ta maman qui sait comment te faire sourire d’un seul regard. Mais je veux aussi être une amoureuse attentionnée pour ton papa.

Je veux te porter. T’allaiter encore longtemps. Te bercer. Te cajoler. Mais je veux être capable de te faire garder de temps en temps, pour faire autre chose.

Je veux prendre le temps de te voir grandir. Savourer chacun de tes rires. Je ne veux pas te laisser entre des mains étrangères tous les jours de 8 à 4. Mais je veux avoir une carrière dont je pourrai être fière. Même si c’est juste à temps partiel. Même si je monte les échelons un peu plus lentement que je ne l’aurais fait si tu n’étais pas là.

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Penses-tu que ça se peut, mon Petit Chat?

On va essayer, en tout cas.

Mes fesses de mama

Mes (grosses) fesses de Mama.

Mes fesses de fille qui a a accouché il y a bientôt cinq mois. Mes fesses qui ne rentrent pas encore (le feront-elles un jour?) dans mes jeans pré Petit Chat.

J’ai décidé de les aimer un peu.

J’ai décidé que j’en avais marre de porter le jean de maternité. Et que je n’avais pas à subir mon reflet boudiné dans mes anciens jeans. Oh que je les aimés, ceux-là. Soit. Mais la vérité, c’est qu’ils ne me font toujours pas.

Et que je ne sais pas s’ils me referont un jour.

Je m’aime pas pire. Je fais attention à ce que je mange. Je cours quand je peux. Côté estime personnelle, je fais ce qu’il faut.

Je m’aime assez pour dégainer ma carte de crédit même si le budget est assez serré ce mois-ci. Parce que je le vaux bien, comme dit la pub.

Hier après-midi, après m’être regardé les bourrelets dans le miroir, j’ai donc embarqué la p’tite dans la poussette et ai marché d’un pas vigoureux – c’est bon pour les fesses – vers le Reitmans de la Plaza St-Hubert. Et je me suis acheté des jeans qui me font.

Oui. Des jeans qui me font.

Des jeans taille confort, qui sluuuurpent le ventre, qui gainent les hanches, qui moulent juste assez les fesses.

J’avais pas porté ça depuis des mois.

Maudit que ça fait du bien.

Mama qui me lit, que tes fesses soient grosses ou petites, aime-les donc toi aussi!

Le temps des zucchinis

Parce que c’est le temps des zucchinis.
Parce que j’avais beaucoup trop envie d’ENFIN étrenner le fameux batteur sur socle reçu pour la fête des mères.
Parce qu’il faisait un peu froid, lundi, et que ça appelait au réconfort.

J’ai profité d’une (courte) pause entre deux (longs) allaitements pour concocter des muffins aux zucchinis et double chocolat.

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Et ça en a valu la peine.

P/S: ça peut s’appeler des courgettes le reste du temps, mais dans du pain ou des muffins, c’est des zucchinis, bon.

Chroniques hospitalières

Êtes-vous déjà entrés à Ste-Justine un samedi ou un dimanche? Quand les cliniques et les bureaux sont fermés, que les ascenseurs ne mettent pas 10 minutes à arriver et que la cafétéria n’a que les restes de la veille à offrir. Vous y verrez sans doute un agent de sécurité, quelques employés de l’entretien, des infirmières en pause café, assises au soleil devant l’hôpital ou attablées au casse-croute. Si vous êtes chanceux, vous verrez deux ou trois jeunes médecins en discussion enflammée, des résidents sans doute.

Et vous nous verrez, nous.

Les parents.

Nous habitons à l’hôpital avec notre enfant. Nous avons peut-être une petite chambre avec deux lits simples inconfortables à l’hôtellerie Cachou, dans l’ancienne partie de l’hôpital. Si nous venons de loin, nous avons une chambre au Manoir Ronald McDonald, de l’autre côté du stationnement. Ou nous cohabitons tout simplement avec notre enfant, dans sa chambre. Au milieu des machines et des bips-bips.

Vous nous reconnaitrez à notre teint pâle, à nos vêtements négligés, à nos cheveux mal coiffés. Nous habitons à l’hôpital, que voulez-vous? Vous verrez peut-être la dame de la cafétéria nous faire un gentil sourire; ça fait trois mois qu’on lui achète son mauvais café, après tout. Si notre enfant est avec nous, vous pourrez repérer le clown sur sa poussette – nous l’avons empruntée sur notre étage – ou, si nous sommes moins chanceux, le poteau de soluté qui le suit invariablement.

Vous trouverez que nous avons perdu du poids, que nous avons l’air fatigué. Mais ne nous le dites surtout pas.

Vous nous croiserez peut-être deux par deux. C’est qu’on finit par se connaitre. On se rencontre au tire-lait, dans le salon des parents, dans la chambre que nous partageons, dans la cuisinette de notre unité. Et au fil du temps, nous devenons amis, et le destin du fils de l’une ou de l’autre fait partie de nos vies. Quand bébé Z doit retourner en salle d’op, quand bébé N fait une infection urinaire, quand bébé E refuse le biberon, quand bébé M risque de porter une lunette d’oxygène en rentrant à la maison, nous souffrons ensemble.

Si vous nous voyez seul, savourant quelques instants de silence ou la caresse éphémère du soleil, c’est que nous avons sans doute eu la chance de recevoir l’aide d’un bénévole, qui nous a offert de cajoler notre enfant pendant une petite heure pour nous laisser sortir de sa chambre.

Mais si vous nous demandez comment ça va, on vous répondra sans doute que tout va bien. Un bilan sanguin réjouissant, une promesse de congé à venir, une cicatrice qui guérit bien, cette fois. Il y aura toujours de la lumière au travers des nuages.

Sainte-Justine, un jour je te dirai au revoir.

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