Une revue de janvier II

Janvier glacial où on a bien dû prendre le rythme de l’hiver. Voici ce qui nous a inspirées, et réchauffées.

Quelques livres…

  • Gardens of the Moon: A Tale of the Malazan Book of the Fallen (Steven Erikson) — Un univers complexe, bien geek, un peu opaque au départ, mais qui s’avère passionnant.
  • How To Sing (Lilli Lehmann) — Comment chanter!
  • Sports et divertissements (Jean-Philippe Baril-Guérard) — Un portrait peu élogieux du vedettariat, publié chez nul autre que Ta mère!

Quelques sorties…

  • Café Beaufort (sur Saint-Zotique) — Un beau potentiel pour y travailler l’après-midi et un menu des plus inspirants!
  • Café Mucho Gusto (sur Beaubien) — Un endroit bien sympathique pour déguster un morceau de gâteau en amoureux!

Quelques recettes gagnantes…

Un article intéressant…

Quelques raisons de se pelotonner dans le sofa…

  • Mr Selfridge (Netflix) — Une série d’époque bien divertissante!
  • La troisième et dernière saison de Call the Midwife (Netflix)

Le chat du mois

Jacques se cache-t-il du froid ou de Petit Chat?

Jacques se cache-t-il du froid ou de Petit Chat?

En février, on a hâte…

  • de se prélasser au chalet
  • de bricoler des valentins
  • de manger de la fondue au fromage, et du risotto, entre autres plats réconfortants…
  • de recevoir la visite de la Petite Belge à Magog

Quelques objectifs pour février…

  • Sophie: Confectionner des collations maison
  • Caro: Prendre l’habitude de faire du lait d’amande à la maison
  • Mé: Encore et toujours reprendre l’habitude de bouger (mais là on a une belle motivation : être en forme pour la lune de miel en mai prochain!)
  • Solen: Approfondir l’expérimentation du pain pétri à la main

Et puis nos inspirations de janvier 2014, ici.

Récapitulation 2014: objectif 3

Pour faire un petit retour sur cette première année de pamplemousses, j’ai décidé de passer en revue les objectifs, nonos ou essentiels, que je m’étais donnés chaque mois.
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Objectif 3: Reprendre la course et battre mon record au 5 km de Longueuil

J’ai repris la course. J’ai couru 5 km à Longueuil, mais je ne sais plus trop si j’ai battu mon record. (On va dire que oui!) Au 10 km à Ottawa, par contre, là, je l’ai battu! (Voici d’ailleurs mon récit exalté.) En été, j’ai pris une trop grande pause. C’était — mochement — pour nulle autre raison que les vacances, et la chaleur. Puis, je me suis remise à l’entraînement régulier cet automne. Quel bonheur, de courir dans l’air frais et le parfum des feuilles! J’ai découvert la laine de mérinos. (Cher, le mérinos, mais tellement optimal! On n’y a jamais chaud, ni froid. Ce mouton doit vivre une bien belle vie. En plus, sa laine ne pique pas et est antibactérienne.) Je rêve d’une tenue complète en mérinos — oh! ♥

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un mouton mérinos à la robe optimale

Pour la première fois, je continue à courir l’hiver (après une pause-gigarhume) — le froid (modéré) ne me fait plus peur, avec mon armure de laine et de polyester! Et puis, toute cette expérience me permettra peut-être de viser comme objectif, en septembre 2015, d’accomplir le demi-marathon de l’Army Run, à Ottawa… De faire partie de ces gens cool (comme ma mère!)… Sauf que pour l’atteindre, cet objectif excitant, il faudra entre autres que je rallonge la durée de mes sorties. Avec l’aide de baladodiffusions assez touffues, j’ai quand même bon espoir (vivement, d’ailleurs, la deuxième saison de Serial!). Je vous tiens au courant.

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postcourse, Charlotte et moi nous étirons

Une revue de septembre

Septembre. De nouveaux ou d’anciens projets inspirés par la rentrée. Les abeilles irrésistiblement attirées par le sucre, et les araignées dodues tissant des toiles impressionnantes. La neige et l’humidex. Les arbres et les trottoirs qui se transforment. Et puis…

Quelques livres…

  • Mémoires & Discours (Marguerite de Valois) — Quelque peu ardu à lire (parfois l’impression d’une langue étrangère, ce français du XVIe siècle), mais bien fascinant.
  • Ceci n’est pas une histoire de dragons (Mathieu Handfield) — Un roman avec une bonne fin (entre autres)!
  • Bestiaire (Éric Dupont) — Une histoire bien contée qui donne le goût d’en lire d’autres du même auteur!
  • Tarmac (Nicolas Dickner) — Une écriture intelligente et captivante; super!

Quelques sorties…

  • Bières et Saveurs (Chambly) — Presque toutes les microbrasseries intéressantes y sont (et d’autres), au bord de la Richelieu, beaucoup de monde, parfois un grand héron (au loin), de savoureuses découvertes (une bière à l’eau de mer!) — à l’année prochaine!
  • Le Huis Clos (Villeray) — (Enfin) découvert à l’occasion d’un party d’anniversaire, on y retournera; selon la fêtée, la bouffe y est bonne!
  • Le Memphré (Magog) — Une brasserie régionale sympathique où l’on peut déguster une divine entrée de feuilletés d’escargots servis avec un caramel – wait for it – à la BIÈRE.

Quelques recettes gagnantes…

Quelques articles intéressants…

Le chat du mois

Petit Chat aime bien l'été indien, elle aussi...

Petit Chat aime bien l’été indien, elle aussi…

En octobre, on a hâte…

  • de se déguiser pour l’Halloween
  • de courir en coeur sur les plaines d’Abraham! (x2)
  • à la quatrième saison de Once Upon a Time!
  • de rêvasser en se promenant avec bébé au milieu des feuilles multicolores.

Quelques objectifs pour octobre…

  • Sophie: terminer mon grand ménage
  • Caro: recommencer à accomplir des choses (bien qu’être mère est un grand accomplissement en soi)
  • Mé: prendre contact avec un courtier immobilier pour commencer les démarches de retour en Outaouais
  • Solen: reprendre ma routine de tâches ménagères

Briser le cycle de l’inertie

Quelques semaines avant le mariage, j’ai arrêté de m’entraîner.  En fait, c’est ma réorientation de carrière qui m’a fait changer de routine.  Moi qui avais pris l’habitude de faire un pit stop au gym pas très loin du travail pour meubler mon temps libre avant d’aller à mon cours du soir à l’UQAM, je me retrouvais soudainement sans gym de proximité ni plage horaire pour « justifier » un arrêt activité physique.

Ce qui veut donc dire que, le jour de mon mariage, je n’étais pas aussi svelte ni aussi ferme que je l’aurais voulu (remarquez, cela n’a eu aucun impact sur le plaisir ni sur l’euphorie que j’ai ressenti ce jour-là, et donc je crois que j’y ai peut-être accordé un peu trop d’importance)…  Depuis, je me regarde dans le miroir et je me dis que je n’aime pas du tout ce que j’y vois.  Un ventre un peu mou, un peu trop rond (du genre, on sait pas trop si elle est ronde ou légèrement enceinte…), de la cellullite sur les cuisses en jell-o, etc.

J’ai toujours combattu l’idée des femmes qui se réduisent et qui s’autoflagellent en se regardant dans le miroir. Je crois fermement qu’il n’y a pas de standard de beauté, et que peu importe si une femme est ronde, ou maigrichonne, elle se doit de se trouver jolie.

Et pourtant.

Quand je me regarde et que je vois mon presque-double-menton ou mon ventre qui prend de l’expansion, je ne peux m’empêcher d’être dégoûtée, et déçue de moi-même.  Et quand je constate que le pantalon que je portais l’été passé est maintenant trop serré à la taille, il y a de quoi me faire déprimer…

Mais voilà.  Le mariage est passé.  Et avec la poussière qui retombe, je me trouve happée par une vague de renouveau, qui me donne envie de faire du ménage dans ma vie, de balayer les toiles d’araignées du revers de la main et de recommencer à neuf.  C’est pourquoi, le weekend passé, Monsieur mon Mari et moi avons fait le Grand Ménage de l’Appart, et c’est pourquoi j’ai enfin décidé de rechausser mes espadrilles et de me mettre à courir.

Elles ont repris du service!

Elles ont repris du service!

Je ne cours pas bien bien lontemps, une vingtaine de minutes à la fois, mais je vois déjà un changement.  Mes poumons ne brûlent plus, et bien que ce ne soit pas l’euphorie, j’ai quand même un peu de plaisir à courir.

Je ne serai JAMAIS un mannequin, et franchement, ce n’est pas ce que je veux.  Mais un jour, en me regardant dans le miroir, au lieu d’y voir mes défauts, j’y verrai plutôt un corps en santé, rond et potelé, certes, mais sain.  Et au lieu d’être déçue de ma paresse et de mon inertie, je serai fière de ce que j’aurai accompli.

N’est-ce pas le meilleur des objectifs?

Où l’on court à Ottawa, en famille

C’est fait: le 10 kilomètres d’Ottawa!

Il y avait ma mère, mon père, mon beau-frère et moi. Il y avait aussi les Loutres et leur mère, pour nous encourager, avec les beaux-parents de Sophie.

L’orage avait menacé tout l’après-midi. On attendait fébrilement. Il y a eu des rumeurs de grêlons, mais là-bas, à l’heure dite, il faisait un gros soleil de printemps, et c’était bien bleu.

Ma mère et moi, on s’est fait rabrouer par deux bouncers des corrals: pas le droit de rentrer dans l’orange; il fallait s’en tenir à notre corral jaune, derrière. On a sauté la clôture pour se frayer un chemin entre les sardines (jaunes): il y avait plus de 12 000 autres coureurs.

10kmOttawa

Quand le départ a été donné, j’étais bien trop excitée; la lenteur des humains m’exaspérait, et je suis partie comme quelqu’un qui se prend pour un guépard.

Je ne suis pas un guépard. (Mais j’aimerais ça: c’est doux!)

Au début du parcours, le long du canal Rideau, il y a eu une grande et délicieuse bouffée de lilas! Je maintenais le rythme.

Vers le kilomètre 4, je me suis rendue compte que je n’étais pas un félin de la savane, et j’ai pris une bine d’énergie. C’est bien sucré, ces affaires-là, et on n’est pas sûr que ça marche.

Au kilomètre 5, le chrono était affiché: cinq minutes de trop pour nous qui avions franchi la ligne de départ à 18h35. (« 32 minutes? oh non! certainement pas! ») Ça allait bien: après la côte qui monte (pas si pire!), on descendait en tournant (fonne!).

À partir du 6, de l’autre côté du canal, ça a commencé à être dur: le soleil tapait obliquement; mes jambes faisaient la job sans fatigue, mes poumons aussi, mais je sentais mes doigts enfler, mon ventre faire le bizarre, et un léger mal de coeur. Je n’avais pas l’impression de pouvoir augmenter la cadence; avais-je épuisé mes forces avec ce départ trop précipité?

Pas question de marcher, cependant; et je revoyais de temps en temps ma madame de référence, une femme aux cheveux gris et débardeur céladon que j’avais identifiée comme une coureuse sérieuse. (C’est-à-dire: pas comme ces jeunes qui s’arrêtent à tout bout de champ pour soudainement repartir comme des malades!)

Kilomètre 8, je me forçais à regarder le paysage radieux, les arbres en fleurs, le canal scintillant dans le couchant, et à m’extasier sur la chance qu’on avait de profiter d’une si belle journée.

Peu avant le 9, on savait que nos supporters nous attendaient, après le pont. La Petite Loutre dans les bras de sa grand-mère était ravi de voir tout son monde passer. Il nous a insufflé un élan inégalé, avec sa face de réjoui et ses joyeux encouragements. (Une tante émue!)

Le soleil avait disparu derrière les édifices et, en tournant le coin, une brise salvatrice s’était manifestée. Ouf! c’était presque fini.

Au dernier kilomètre, les coureurs s’étant gardé de l’énergie, enlevés par la foule, me dépassaient. Pch.

Et enfin, la ligne d’arrivée! Juste avant de la franchir, j’ai aperçu le lapin des 55 minutes! « Oui », ai-je lâché dans un souffle, emboîtant son pas.

Après ça, le fonne, c’est d’analyser chaque détail de notre course, en famille.

Contrer l’impuissance

Cette semaine, j’ai eu l’occasion d’aller rencontrer le joli Petit Chat de Caro (Petit Chat est magnifique, courageuse et forte. Mais je laisserai l’honneur à Caro de vous la présenter quand elle aura un peu plus de temps).

Petit Chat a subi une opération il y a 10 jours pour réparer son petit coeur brisé, et reprend maintenant ses forces au CHU Sainte-Justine.

J’ai toujours pensé que de visiter un hôpital pour enfants me briserait le coeur.  Que je serais incapable de voir des enfants souffrir.

Eh bien, j’ai été étonnée de constater que Sainte-Justine, c’est beaucoup plus que des enfants qui souffrent.  Sainte-Justine, c’est un personnel attentionné, plein d’empathie qui a à coeur la santé des poussins dont il a la charge.  Des professionnels qui écoutent les parents et qui répondent aux questions, qu’elles soient insignifiantes ou non.

Sainte-Justine, c’est aussi des parents épuisés, remplis d’amour pour leur enfant.  C’est des parents qui ont besoin de parler, de raconter leur histoire. C’est des parents qui apprécient discuter d’autre chose que de la maladie aussi.

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Parce qu’un hôpital n’est pas toujours déprimant…

Alors que je patientais dans le salon des parents pendant que Caro et son Homme bordaient leur Petit Chat pour la nuit, j’ai parlé avec une maman et sa fille qui attendaient eux aussi de pouvoir voir leur fille/soeur.  On a parlé de chaussures, de l’école, des cours de gym et de l’importance que prennent les amis dans les moments difficiles. Un petit quinze minutes qui m’a bouleversée, mais qui m’a aussi donné le goût de donner un peu de mon temps. Je n’ai peut-être pas de grandes connaissances médicales, je ne sais peut-être pas comment lire un cardiogramme, mais je sais être là, et je sais écouter. Je sais faire la conversation, et je sais jouer avec les enfants, qu’ils soient souffrants ou non. Alors comme ça, en marchant vers chez moi, j’ai décidé que j’allais essayer de faire du bénévolat pour le CHU Sainte-Justine.

Après avoir jeté un coup d’oeil sur le site web de l’hôpital, j’ai pu constater que les bénévoles ont la possibilité de participer à plusieurs programmes qui tiennent compte de leurs forces. Quelqu’un qui a beaucoup d’entregent par exemple, pourrait choisir d’être à la réception et d’accueillir les parents et les enfants à leur arrivée. Quelqu’un qui a une grande capacité d’écoute pourrait faire le lien entre les parents et les enfants entre la salle de réveil et la salle d’attente. Il y a même, pour les gens (jeunes?) doués avec les jeux vidéos, un programme qui consiste à veiller au bon fonctionnement de la salle de jeux interactifs électroniques!  En ce qui me concerne, je crois que mes forces résident dans l’écoute et l’empathie. Je crois que je serais bien équipée pour écouter les parents, pour leur faire la conversation, mais aussi pour divertir, écouter et jouer avec les enfants.

Évidemment, il y une grande différence entre passer quelques heures aux soins intensifs et faire du bénévolat à long terme, mais ce n’est pas la première fois que j’y pense et mon expérience de cette semaine m’a enfin donné le petit coup de pied au derrière dont j’avais besoin pour que je remplisse le formulaire d’inscription

Pour ceux qui voudraient un peu plus d’information sur les critères d’admissibilité ou sur ce que ça implique de faire du bénévolat au CHU Sainte-Justine, c’est par ici.

Dans le même ordre d’idées, il me semble que c’est un bon moment pour vous rappeler que le Téléthon Opération Enfant Soleil aura lieu les 31 mai et 1er juin prochains. Pour ceux qui seront à Québec et qui auraient envie d’aller y faire un tour, c’est au Pavillon de la jeunesse d’ExpoCité. Pour les autres, la diffusion se fera en direct à partir de 21h le 31 mai sur les ondes de TVA.

 Et vous? Faites-vous du bénévolat?

Une escapade à Shawinigan

Sophie : Il y a quelques semaines, Caro me proposa l’idée d’une fin de semaine loin de la grand’ville avec nos maris respectifs. Tombés sur une offre dans une auberge à Shawinigan, nous sommes partis pour la Mauricie, en double-date de babymoon (c’est-à-dire, des vacances de ti-couple avant la naissance de bébé!).

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L’auberge Le Florès, sous la neige.

Caro : À la base, c’était une idée de l’Homme qui avait envie d’aller skier, et à qui j’avais proposé qu’on parte en week-end à quatre à la montagne. Comme ça, les grosses pourraient se flatter la bedaine pendant que les mâles faisaient du sport hivernal. Mais bon, on a pas trouvé d’offre intéressante pour le ski et on a abouti dans cette jolie auberge de Shawinigan…

Sophie : L’accueil était charmant, et les chambres, champêtres, sans être outrageusement fleuries, meublées d’antiquités. Arrivés le vendredi soir, nous espérions aller souper à la brasserie du Trou du Diable — dont le menu appétissant se compose de produits régionaux! — mais il aurait fallu réserver, nous apprit la réceptionniste. Aussi, la cuisine fermait à 20h30 (hein?? s’étonnèrent les citadins, choqués). On a donc finalement plutôt atterri dans un steakhouse assez sympa, au centre-ville.

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Dans les corridors, papier peint luxuriant.

Caro : Côté bouffe, les hits ont plutôt eu lieu le lendemain, avec notre souper gastronomique cinq services au resto de l’auberge. Pas trop d’originalité dans les plats proposés, mais une cuisine fort savoureuse. La mousse de foie de volaille accompagnée de croutons et de confiture incarnait la perfection même, et nos pâtes aux fruits de mer m’ont ravi le palais.

Sophie : Divine mousse de foie de volaille, en effet! Quant aux déjeuners, inclus dans notre forfait, nous nous sommes accordés pour dire qu’ils étaient plutôt inégaux… Autres points forts de l’aventure: les soins (massage pour Caro et soin des pieds pour moi), la bière au Trou du Diable (tout compte fait!) pour les messieurs, l’apéro dans le salon débordant d’antiquités, et le spa extérieur! La visite de la ville nous a révélé quelques rues charmantes, une boulangerie artisanale et une promenade le long de la rivière. Nous étions tous d’avis, par contre, que l’été sied probablement mieux à Shawinigan que l’hiver…

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Thématique Filles de Caleb dans la salle à manger.

Où j’inaugure la saison de la course

Jeudi, j’ai fait ma première sortie de course de l’année! Yé!

Quel plaisir! La liberté, la grande légèreté lors des premiers mètres. Le réveil des muscles qui n’ont pas travaillé depuis longtemps. Les automatismes à réintégrer : la position des bras, le regard au loin, l’application importante de baume à lèvres avant de sortir. Les réflexions vestimentaires. «Ah, quel soleil! j’aurais dû mettre ma casquette!», puis «Hii! froid aux oreilles! une chance que j’ai ma tuque!» «Est-ce que j’ai besoin de gants?» «Aurai-je le temps de laver mon seul outfit de temps frais avant la prochaine fois?» Et puis, au retour, Charlou qui semblait toute fière de moi (faisons de la projection!) : pour me le prouver, pendant que je m’étirais, elle s’est roulée sur ma serviette en ronronnant comme une grosse molle, à n’en plus finir.

J’avais commencé à croiser des coureurs depuis quelques jours, et ces rencontres narquoises me tracassaient un peu; mais je résistais, dans ma haine entêtée du froid. Et là, en revenant du travail, me demandant comment j’allais occuper ma soirée, je me suis dit tout à coup que les conditions étaient parfaites (oui!) pour inaugurer la saison. Le soleil dans le dos, chaud, enfin. Et les trottoirs secs (ou joyeusement ruisselants, selon le côté de la rue). C’était le temps ou jamais.

D’ailleurs, il fallait bien que je m’y mette: je me suis inscrite au 5 kilomètres de Longueuil (histoire de me préparer pour le 10 d’Ottawa, en mai), et je compte bien battre mon temps de l’an passé… Bon, je suis un peu rouillée, car je n’ai pas, comme certaines personnes, couru ou fondé tout l’hiver pour garder la forme. Ma collègue Mélanie, le courage en personne, a bravé les températures glaciales, de décembre à la semaine passée, et courra un inimaginable (pour moi) 15 kilomètres, le 20 avril. Mes parents, forçant l’admiration, se sont baladé en skis de fond dans le parc de la Gatineau toute la saison froide, et ont repris ces derniers temps leur club de course. D’ailleurs, je pense bien que c’est ma mère qui a parti cette vogue de la course, qui dure depuis deux ou trois ans.

En tout cas. Peut-être pas, là, non plus.

Mais elle est vraiment super, ma mère. Elle a couru cet automne un demi-marathon (tellement plus «vrai» qu’un maigre 10km!) dans un temps fabuleux de 2h03! Chaque fois qu’on s’entraîne ensemble, elle essaye, pour m’encourager, de me faire croire que je suis meilleure qu’elle (ah la la! les mères!), mais c’est plutôt moi qui ai l’impression de lui courir après… Mon objectif, à Ottawa, est donc de suivre les pas de ma maman lièvre — c’est la première fois qu’on s’inscrit à la même course! Mais là, oui, il fallait vraiment que je m’y remette! Moins de deux mois pour retrouver ma forme de l’automne!

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Êtes-vous gagnés par la fièvre du jogging, vous? (Est-ce que TOUT LE MONDE n’est pas maintenant tout le temps en train de partager ses temps de course sur Facebook?) D’où vient donc cette vogue, pour de vrai, selon vous?

Une revue de mars

Le mois de mars est-il déjà presque fini? Qu’est-ce qu’on a fait, donc, pour que ça file si vite?

Ceci.

Quelques livres…

  • Pays sans chapeau (Dany Laferrière) — à lire de préférence d’une traite, pour bien s’immerger dans le pays en question
  • Ménageries (Jean-Philippe Baril Guérard et Benoit Tardif)
  • La Joie de vivre (Emile Zola) — ironiquement, la description de l’angoisse y est magistrale
  • Une naissance heureuse (Isabelle Brabant) — de l’empowerment pour les femmes sur le point d’accoucher
  • Embassytown (China Miéville) — science fiction et linguistique: un bon mélange pour les geeks!
  • Les tranchées (Fanny Britt) — des textes sur la maternité, touchants et portant à réflexion

Quelques sorties…

  • Resto : Crudessence — De petits plats sains qui nous ravissent les papilles chaque fois qu’on y va. Un classique!
  • Opéra : Hansel et Gretel (Place des Arts) — Charmant comme tout, du ravissement pour les yeux, les oreilles et le coeur d’enfant.
  • Théâtre : Le grand méchant loup (Maison Théâtre) — Le neveu a trouvé la pièce si drôle qu’il s’en tapait sur les cuisses (tel un vieux monsieur).

Quelques recettes gagnantes…

Quelques articles intéressants…

Quelques incitations à se pelotonner dans le sofa…

Le chat du mois…

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Deux chats qui avaient bien hâte de profiter de ces rayons de soleil « printaniers »

Quelques choses auxquelles on a hâte en avril…

  • l’arrivée de Bébé Loutre, c’t’affaire!
  • l’anniversaire d’une douce Moitié
  • le début du congé de maternité
  • les crocus et les jonquilles!

Quelques objectifs pour avril…

  • Solen: reprendre la course et battre mon record au 5km de Longueuil
  • Caro : revenir à de bonnes habitudes alimentaires, après 2 mois passés à me bourrer de cochonneries sous le prétexte que «j’ai le droit, je suis enceinte!»
  • Sophie: être fin prête pour l’arrivée de Bébé Loutre (ce qui comporte terminer ma session universitaire… si possible?)
  • Mé : trouver une destination pour un mini moon (une lune de miel pas officielle — parce que ma Moitié et moi on ne sait pas quand on aura le temps (et les moyens!) de faire notre vraie lune de miel en Belgique!) — un heureux problème, s’il en est un!

Petits gestes verts

Avec le Jour de la Terre qui approche (le 22 avril, pour les oublieux et oublieuses) et une campagne politique dans laquelle il est question de tout sauf d’environnement, je me suis mise à réfléchir à ce que nous faisons, à la maison, pour réduire notre empreinte écologique. La liste pourrait être bien plus complète, si nous avions plus de temps, si nous étions davantage organisés, si nous étions moins paresseux (!)… mais ça me semble quand même pas mal… Voici donc, dans l’ordre où ça me passe par la tête, les petits gestes verts que nous posons au quotidien.

1. On trie les déchets

Nous avons la chance d’habiter un quartier qui fait la collecte de déchets organiques. Il y a donc trois poubelles dans la cuisine : les ordures, le recyclage, et le compost. Grâce à cela, nous ne remplissons généralement qu’un petit sac à poubelle blanc par semaine! Quant aux déchets dangereux (peinture, piles, cartouches d’encre…) je les accumule pendant un certain temps, puis les apporte religieusement aux endroits désignés.

2. On choisit (hmmm… JE choisis) bien les produits de beauté

Je n’en suis pas encore à concocter mes produits de beauté maison, mais je choisis ceux que j’achète avec le plus grand soin possible. Non testés sur les animaux, sans parabènes, locaux – si possible, avec des ingrédients naturels.

3. On fait le ménage en vert

Pour faire le ménage, on utilise soit des produits écolo (généralement de la marque Attitude, car ils se trouvent partout) ou les classiques vinaigre et bicarbonate de soude. On lave les vitres avec une guenille et on les sèche avec… du papier journal (essayez ça, je vous garantis que vous ne serez pas déçus du résultat!). Finalement, nous avons trouvé chez Jean-Coutu des éponges lavables et réutilisables en micro-fibres dont nous nous servons pour faire la vaisselle.

4. On utilise les transports en commun

On habite à trois pas du métro, donc pas besoin d’auto! Et en été, c’est le vélo! (wooo, ça rime tout ça!)

5. On préfère les légumes locaux

Comme Solen, l’été dernier, nous étions abonnés à un panier des fermiers de famille. Nous avons fait relâche de ce côté dans les derniers mois, mais venons tout juste de nous abonner aux paniers hebdomadaires des fermes Lufa (dont les tomates sont aussi savoureuses pour l’oeil que pour le palais!). Pour les fruits, par contre, y a pas grand chose à faire, en hiver… (Mais on achète beaucoup de bières locales! Est-ce que ça compense?)

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6. On réutilise!

Comme vous aurez pu le constater avec mes plus récents billets, j’essaie de décorer la maison en redonnant un coup de jeune à mes vieux objets. De cette manière, on achète le moins de babioles possibles et on diminue la quantité de déchets qu’on produit!

7. On magasine avec des sacs réutilisables

Mais en 2014, c’est pas mal la norme, non?

8. On se monte une collection de (merveilleuses) couches lavables 

Petit Chat n’est pas encore née, mais elle est déjà bien équipée en couches lavables, dont la majorité ont par ailleurs été achetées usagées sur un forum de couches lavables. Elles sont si belles, j’ai hâte de les mettre à ma cocotte.

Nous ne comptons pas non plus utiliser de lingettes humides jetables, mais plutôt des débarbouillettes avec une solution maison. (Psstt… les accros, je cherche encore la recette de solution idéale pour pouvoir laver les débarbouillettes dans la même brassée que les couches!)

D’ailleurs, si je prêche à des convaincues, sachez que la boutique Bummis, à l’occasion du Jour de la Terre, tentera de battre le record Guinness pour le plus grand nombre de bébés changés en couche lavable au même moment. Rigolo, non? Je ne pourrai pas y participer car Petit Chat sera encore (on l’espère!) bien au chaud dans mon ventre, mais si vous avez envie d’y participer, cliquez ICI pour toutes les infos!

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9. On flushe de façon… sélective?!

Tant pis si ça vous semble dégoutant, mais nous, on ne tire pas la chasse d’eau pour un petit pipi!

10. On maximise la sécheuse

Pour l’instant, nous n’avons besoin de faire que deux brassées de lavage par semaine (une pour le foncé, l’autre pour le pâle). Afin de maximiser l’utilisation de la sécheuse, je fais les deux brassées l’une à la suite de l’autre et n’utilise la sécheuse qu’une seule fois (la majorité des morceaux sèchent sur le séchoir, mais il n’y aurait pas de place pour tout mettre, alors les morceaux les moins fragiles vont à la sécheuse). Par ailleurs, nous avons choisi une laveuse HE sans agitateur qui consomme beaucoup moins d’eau que les laveuses traditionnelles. Finalement, en été, nous sommes des inconditionnels de la corde à linge.

11. On cuisine!

Ce qu’on achète tout prêt à l’épicerie, ça implique du transport et de l’emballage (et généralement beaucoup de calories vides et d’aliments modifiés, mais ça, c’est un autre sujet). Alors on essaie le plus possible de cuisiner à partir d’ingrédients de base! C’est savoureux, sain… et écolo!

12. On évite la surconsommation

On n’achète pas ce dont on n’a pas besoin! Aussi simple que ça. (Mais j’avoue que quand il s’agit de vêtements et de chaussures, ma définition de «besoin» est assez large…)

Et vous, quels sont les petits gestes verts que vous posez au quotidien?