Une revue de janvier II

Janvier glacial où on a bien dû prendre le rythme de l’hiver. Voici ce qui nous a inspirées, et réchauffées.

Quelques livres…

  • Gardens of the Moon: A Tale of the Malazan Book of the Fallen (Steven Erikson) — Un univers complexe, bien geek, un peu opaque au départ, mais qui s’avère passionnant.
  • How To Sing (Lilli Lehmann) — Comment chanter!
  • Sports et divertissements (Jean-Philippe Baril-Guérard) — Un portrait peu élogieux du vedettariat, publié chez nul autre que Ta mère!

Quelques sorties…

  • Café Beaufort (sur Saint-Zotique) — Un beau potentiel pour y travailler l’après-midi et un menu des plus inspirants!
  • Café Mucho Gusto (sur Beaubien) — Un endroit bien sympathique pour déguster un morceau de gâteau en amoureux!

Quelques recettes gagnantes…

Un article intéressant…

Quelques raisons de se pelotonner dans le sofa…

  • Mr Selfridge (Netflix) — Une série d’époque bien divertissante!
  • La troisième et dernière saison de Call the Midwife (Netflix)

Le chat du mois

Jacques se cache-t-il du froid ou de Petit Chat?

Jacques se cache-t-il du froid ou de Petit Chat?

En février, on a hâte…

  • de se prélasser au chalet
  • de bricoler des valentins
  • de manger de la fondue au fromage, et du risotto, entre autres plats réconfortants…
  • de recevoir la visite de la Petite Belge à Magog

Quelques objectifs pour février…

  • Sophie: Confectionner des collations maison
  • Caro: Prendre l’habitude de faire du lait d’amande à la maison
  • Mé: Encore et toujours reprendre l’habitude de bouger (mais là on a une belle motivation : être en forme pour la lune de miel en mai prochain!)
  • Solen: Approfondir l’expérimentation du pain pétri à la main

Et puis nos inspirations de janvier 2014, ici.

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Récapitulation 2014: objectif 3

Pour faire un petit retour sur cette première année de pamplemousses, j’ai décidé de passer en revue les objectifs, nonos ou essentiels, que je m’étais donnés chaque mois.
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Objectif 3: Reprendre la course et battre mon record au 5 km de Longueuil

J’ai repris la course. J’ai couru 5 km à Longueuil, mais je ne sais plus trop si j’ai battu mon record. (On va dire que oui!) Au 10 km à Ottawa, par contre, là, je l’ai battu! (Voici d’ailleurs mon récit exalté.) En été, j’ai pris une trop grande pause. C’était — mochement — pour nulle autre raison que les vacances, et la chaleur. Puis, je me suis remise à l’entraînement régulier cet automne. Quel bonheur, de courir dans l’air frais et le parfum des feuilles! J’ai découvert la laine de mérinos. (Cher, le mérinos, mais tellement optimal! On n’y a jamais chaud, ni froid. Ce mouton doit vivre une bien belle vie. En plus, sa laine ne pique pas et est antibactérienne.) Je rêve d’une tenue complète en mérinos — oh! ♥

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un mouton mérinos à la robe optimale

Pour la première fois, je continue à courir l’hiver (après une pause-gigarhume) — le froid (modéré) ne me fait plus peur, avec mon armure de laine et de polyester! Et puis, toute cette expérience me permettra peut-être de viser comme objectif, en septembre 2015, d’accomplir le demi-marathon de l’Army Run, à Ottawa… De faire partie de ces gens cool (comme ma mère!)… Sauf que pour l’atteindre, cet objectif excitant, il faudra entre autres que je rallonge la durée de mes sorties. Avec l’aide de baladodiffusions assez touffues, j’ai quand même bon espoir (vivement, d’ailleurs, la deuxième saison de Serial!). Je vous tiens au courant.

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postcourse, Charlotte et moi nous étirons

Une revue de septembre

Septembre. De nouveaux ou d’anciens projets inspirés par la rentrée. Les abeilles irrésistiblement attirées par le sucre, et les araignées dodues tissant des toiles impressionnantes. La neige et l’humidex. Les arbres et les trottoirs qui se transforment. Et puis…

Quelques livres…

  • Mémoires & Discours (Marguerite de Valois) — Quelque peu ardu à lire (parfois l’impression d’une langue étrangère, ce français du XVIe siècle), mais bien fascinant.
  • Ceci n’est pas une histoire de dragons (Mathieu Handfield) — Un roman avec une bonne fin (entre autres)!
  • Bestiaire (Éric Dupont) — Une histoire bien contée qui donne le goût d’en lire d’autres du même auteur!
  • Tarmac (Nicolas Dickner) — Une écriture intelligente et captivante; super!

Quelques sorties…

  • Bières et Saveurs (Chambly) — Presque toutes les microbrasseries intéressantes y sont (et d’autres), au bord de la Richelieu, beaucoup de monde, parfois un grand héron (au loin), de savoureuses découvertes (une bière à l’eau de mer!) — à l’année prochaine!
  • Le Huis Clos (Villeray) — (Enfin) découvert à l’occasion d’un party d’anniversaire, on y retournera; selon la fêtée, la bouffe y est bonne!
  • Le Memphré (Magog) — Une brasserie régionale sympathique où l’on peut déguster une divine entrée de feuilletés d’escargots servis avec un caramel – wait for it – à la BIÈRE.

Quelques recettes gagnantes…

Quelques articles intéressants…

Le chat du mois

Petit Chat aime bien l'été indien, elle aussi...

Petit Chat aime bien l’été indien, elle aussi…

En octobre, on a hâte…

  • de se déguiser pour l’Halloween
  • de courir en coeur sur les plaines d’Abraham! (x2)
  • à la quatrième saison de Once Upon a Time!
  • de rêvasser en se promenant avec bébé au milieu des feuilles multicolores.

Quelques objectifs pour octobre…

  • Sophie: terminer mon grand ménage
  • Caro: recommencer à accomplir des choses (bien qu’être mère est un grand accomplissement en soi)
  • Mé: prendre contact avec un courtier immobilier pour commencer les démarches de retour en Outaouais
  • Solen: reprendre ma routine de tâches ménagères

Briser le cycle de l’inertie

Quelques semaines avant le mariage, j’ai arrêté de m’entraîner.  En fait, c’est ma réorientation de carrière qui m’a fait changer de routine.  Moi qui avais pris l’habitude de faire un pit stop au gym pas très loin du travail pour meubler mon temps libre avant d’aller à mon cours du soir à l’UQAM, je me retrouvais soudainement sans gym de proximité ni plage horaire pour « justifier » un arrêt activité physique.

Ce qui veut donc dire que, le jour de mon mariage, je n’étais pas aussi svelte ni aussi ferme que je l’aurais voulu (remarquez, cela n’a eu aucun impact sur le plaisir ni sur l’euphorie que j’ai ressenti ce jour-là, et donc je crois que j’y ai peut-être accordé un peu trop d’importance)…  Depuis, je me regarde dans le miroir et je me dis que je n’aime pas du tout ce que j’y vois.  Un ventre un peu mou, un peu trop rond (du genre, on sait pas trop si elle est ronde ou légèrement enceinte…), de la cellullite sur les cuisses en jell-o, etc.

J’ai toujours combattu l’idée des femmes qui se réduisent et qui s’autoflagellent en se regardant dans le miroir. Je crois fermement qu’il n’y a pas de standard de beauté, et que peu importe si une femme est ronde, ou maigrichonne, elle se doit de se trouver jolie.

Et pourtant.

Quand je me regarde et que je vois mon presque-double-menton ou mon ventre qui prend de l’expansion, je ne peux m’empêcher d’être dégoûtée, et déçue de moi-même.  Et quand je constate que le pantalon que je portais l’été passé est maintenant trop serré à la taille, il y a de quoi me faire déprimer…

Mais voilà.  Le mariage est passé.  Et avec la poussière qui retombe, je me trouve happée par une vague de renouveau, qui me donne envie de faire du ménage dans ma vie, de balayer les toiles d’araignées du revers de la main et de recommencer à neuf.  C’est pourquoi, le weekend passé, Monsieur mon Mari et moi avons fait le Grand Ménage de l’Appart, et c’est pourquoi j’ai enfin décidé de rechausser mes espadrilles et de me mettre à courir.

Elles ont repris du service!

Elles ont repris du service!

Je ne cours pas bien bien lontemps, une vingtaine de minutes à la fois, mais je vois déjà un changement.  Mes poumons ne brûlent plus, et bien que ce ne soit pas l’euphorie, j’ai quand même un peu de plaisir à courir.

Je ne serai JAMAIS un mannequin, et franchement, ce n’est pas ce que je veux.  Mais un jour, en me regardant dans le miroir, au lieu d’y voir mes défauts, j’y verrai plutôt un corps en santé, rond et potelé, certes, mais sain.  Et au lieu d’être déçue de ma paresse et de mon inertie, je serai fière de ce que j’aurai accompli.

N’est-ce pas le meilleur des objectifs?

Où l’on court à Ottawa, en famille

C’est fait: le 10 kilomètres d’Ottawa!

Il y avait ma mère, mon père, mon beau-frère et moi. Il y avait aussi les Loutres et leur mère, pour nous encourager, avec les beaux-parents de Sophie.

L’orage avait menacé tout l’après-midi. On attendait fébrilement. Il y a eu des rumeurs de grêlons, mais là-bas, à l’heure dite, il faisait un gros soleil de printemps, et c’était bien bleu.

Ma mère et moi, on s’est fait rabrouer par deux bouncers des corrals: pas le droit de rentrer dans l’orange; il fallait s’en tenir à notre corral jaune, derrière. On a sauté la clôture pour se frayer un chemin entre les sardines (jaunes): il y avait plus de 12 000 autres coureurs.

10kmOttawa

Quand le départ a été donné, j’étais bien trop excitée; la lenteur des humains m’exaspérait, et je suis partie comme quelqu’un qui se prend pour un guépard.

Je ne suis pas un guépard. (Mais j’aimerais ça: c’est doux!)

Au début du parcours, le long du canal Rideau, il y a eu une grande et délicieuse bouffée de lilas! Je maintenais le rythme.

Vers le kilomètre 4, je me suis rendue compte que je n’étais pas un félin de la savane, et j’ai pris une bine d’énergie. C’est bien sucré, ces affaires-là, et on n’est pas sûr que ça marche.

Au kilomètre 5, le chrono était affiché: cinq minutes de trop pour nous qui avions franchi la ligne de départ à 18h35. (« 32 minutes? oh non! certainement pas! ») Ça allait bien: après la côte qui monte (pas si pire!), on descendait en tournant (fonne!).

À partir du 6, de l’autre côté du canal, ça a commencé à être dur: le soleil tapait obliquement; mes jambes faisaient la job sans fatigue, mes poumons aussi, mais je sentais mes doigts enfler, mon ventre faire le bizarre, et un léger mal de coeur. Je n’avais pas l’impression de pouvoir augmenter la cadence; avais-je épuisé mes forces avec ce départ trop précipité?

Pas question de marcher, cependant; et je revoyais de temps en temps ma madame de référence, une femme aux cheveux gris et débardeur céladon que j’avais identifiée comme une coureuse sérieuse. (C’est-à-dire: pas comme ces jeunes qui s’arrêtent à tout bout de champ pour soudainement repartir comme des malades!)

Kilomètre 8, je me forçais à regarder le paysage radieux, les arbres en fleurs, le canal scintillant dans le couchant, et à m’extasier sur la chance qu’on avait de profiter d’une si belle journée.

Peu avant le 9, on savait que nos supporters nous attendaient, après le pont. La Petite Loutre dans les bras de sa grand-mère était ravi de voir tout son monde passer. Il nous a insufflé un élan inégalé, avec sa face de réjoui et ses joyeux encouragements. (Une tante émue!)

Le soleil avait disparu derrière les édifices et, en tournant le coin, une brise salvatrice s’était manifestée. Ouf! c’était presque fini.

Au dernier kilomètre, les coureurs s’étant gardé de l’énergie, enlevés par la foule, me dépassaient. Pch.

Et enfin, la ligne d’arrivée! Juste avant de la franchir, j’ai aperçu le lapin des 55 minutes! « Oui », ai-je lâché dans un souffle, emboîtant son pas.

Après ça, le fonne, c’est d’analyser chaque détail de notre course, en famille.

Contrer l’impuissance

Cette semaine, j’ai eu l’occasion d’aller rencontrer le joli Petit Chat de Caro (Petit Chat est magnifique, courageuse et forte. Mais je laisserai l’honneur à Caro de vous la présenter quand elle aura un peu plus de temps).

Petit Chat a subi une opération il y a 10 jours pour réparer son petit coeur brisé, et reprend maintenant ses forces au CHU Sainte-Justine.

J’ai toujours pensé que de visiter un hôpital pour enfants me briserait le coeur.  Que je serais incapable de voir des enfants souffrir.

Eh bien, j’ai été étonnée de constater que Sainte-Justine, c’est beaucoup plus que des enfants qui souffrent.  Sainte-Justine, c’est un personnel attentionné, plein d’empathie qui a à coeur la santé des poussins dont il a la charge.  Des professionnels qui écoutent les parents et qui répondent aux questions, qu’elles soient insignifiantes ou non.

Sainte-Justine, c’est aussi des parents épuisés, remplis d’amour pour leur enfant.  C’est des parents qui ont besoin de parler, de raconter leur histoire. C’est des parents qui apprécient discuter d’autre chose que de la maladie aussi.

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Parce qu’un hôpital n’est pas toujours déprimant…

Alors que je patientais dans le salon des parents pendant que Caro et son Homme bordaient leur Petit Chat pour la nuit, j’ai parlé avec une maman et sa fille qui attendaient eux aussi de pouvoir voir leur fille/soeur.  On a parlé de chaussures, de l’école, des cours de gym et de l’importance que prennent les amis dans les moments difficiles. Un petit quinze minutes qui m’a bouleversée, mais qui m’a aussi donné le goût de donner un peu de mon temps. Je n’ai peut-être pas de grandes connaissances médicales, je ne sais peut-être pas comment lire un cardiogramme, mais je sais être là, et je sais écouter. Je sais faire la conversation, et je sais jouer avec les enfants, qu’ils soient souffrants ou non. Alors comme ça, en marchant vers chez moi, j’ai décidé que j’allais essayer de faire du bénévolat pour le CHU Sainte-Justine.

Après avoir jeté un coup d’oeil sur le site web de l’hôpital, j’ai pu constater que les bénévoles ont la possibilité de participer à plusieurs programmes qui tiennent compte de leurs forces. Quelqu’un qui a beaucoup d’entregent par exemple, pourrait choisir d’être à la réception et d’accueillir les parents et les enfants à leur arrivée. Quelqu’un qui a une grande capacité d’écoute pourrait faire le lien entre les parents et les enfants entre la salle de réveil et la salle d’attente. Il y a même, pour les gens (jeunes?) doués avec les jeux vidéos, un programme qui consiste à veiller au bon fonctionnement de la salle de jeux interactifs électroniques!  En ce qui me concerne, je crois que mes forces résident dans l’écoute et l’empathie. Je crois que je serais bien équipée pour écouter les parents, pour leur faire la conversation, mais aussi pour divertir, écouter et jouer avec les enfants.

Évidemment, il y une grande différence entre passer quelques heures aux soins intensifs et faire du bénévolat à long terme, mais ce n’est pas la première fois que j’y pense et mon expérience de cette semaine m’a enfin donné le petit coup de pied au derrière dont j’avais besoin pour que je remplisse le formulaire d’inscription

Pour ceux qui voudraient un peu plus d’information sur les critères d’admissibilité ou sur ce que ça implique de faire du bénévolat au CHU Sainte-Justine, c’est par ici.

Dans le même ordre d’idées, il me semble que c’est un bon moment pour vous rappeler que le Téléthon Opération Enfant Soleil aura lieu les 31 mai et 1er juin prochains. Pour ceux qui seront à Québec et qui auraient envie d’aller y faire un tour, c’est au Pavillon de la jeunesse d’ExpoCité. Pour les autres, la diffusion se fera en direct à partir de 21h le 31 mai sur les ondes de TVA.

 Et vous? Faites-vous du bénévolat?

Une escapade à Shawinigan

Sophie : Il y a quelques semaines, Caro me proposa l’idée d’une fin de semaine loin de la grand’ville avec nos maris respectifs. Tombés sur une offre dans une auberge à Shawinigan, nous sommes partis pour la Mauricie, en double-date de babymoon (c’est-à-dire, des vacances de ti-couple avant la naissance de bébé!).

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L’auberge Le Florès, sous la neige.

Caro : À la base, c’était une idée de l’Homme qui avait envie d’aller skier, et à qui j’avais proposé qu’on parte en week-end à quatre à la montagne. Comme ça, les grosses pourraient se flatter la bedaine pendant que les mâles faisaient du sport hivernal. Mais bon, on a pas trouvé d’offre intéressante pour le ski et on a abouti dans cette jolie auberge de Shawinigan…

Sophie : L’accueil était charmant, et les chambres, champêtres, sans être outrageusement fleuries, meublées d’antiquités. Arrivés le vendredi soir, nous espérions aller souper à la brasserie du Trou du Diable — dont le menu appétissant se compose de produits régionaux! — mais il aurait fallu réserver, nous apprit la réceptionniste. Aussi, la cuisine fermait à 20h30 (hein?? s’étonnèrent les citadins, choqués). On a donc finalement plutôt atterri dans un steakhouse assez sympa, au centre-ville.

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Dans les corridors, papier peint luxuriant.

Caro : Côté bouffe, les hits ont plutôt eu lieu le lendemain, avec notre souper gastronomique cinq services au resto de l’auberge. Pas trop d’originalité dans les plats proposés, mais une cuisine fort savoureuse. La mousse de foie de volaille accompagnée de croutons et de confiture incarnait la perfection même, et nos pâtes aux fruits de mer m’ont ravi le palais.

Sophie : Divine mousse de foie de volaille, en effet! Quant aux déjeuners, inclus dans notre forfait, nous nous sommes accordés pour dire qu’ils étaient plutôt inégaux… Autres points forts de l’aventure: les soins (massage pour Caro et soin des pieds pour moi), la bière au Trou du Diable (tout compte fait!) pour les messieurs, l’apéro dans le salon débordant d’antiquités, et le spa extérieur! La visite de la ville nous a révélé quelques rues charmantes, une boulangerie artisanale et une promenade le long de la rivière. Nous étions tous d’avis, par contre, que l’été sied probablement mieux à Shawinigan que l’hiver…

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Thématique Filles de Caleb dans la salle à manger.