Bientôt, le pantalon en lin sera portable

En réponse au billet de Sophie, il devenait indispensable que je partage, moi aussi, mon excitation frivole particulière de la saison: mon nouveau pantalon en lin!

Objectif important — et je pense que vous serez d’accord que le piège est bel et bien là : ne pas avoir l’air d’une matante (malgré la réalité, qui me rattrape).

Que pensez-vous de ces looks?

 Local MilkLady MoriartyMixed Emotions

Et le mien:

pantalon en lin à taille haute: American Apparel

 

 

La récolte de l’équinoxe

poivrons

C’est le vrai temps des récoltes. Le marché Jean-Talon déborde. Les pots Mason nous font de l’oeil. Les mijotés seront bientôt de mise, malgré le (presque) été Indien. Le temps des récoltes, dans notre maigre jardin constamment pillé par les écureuils, c’est le triomphe de la cueillette du seul concombre épargné: caché sous un coin de la galerie, à l’abri des gourmands rongeurs. Un concombre sublime de fraîcheur et de croquant. Même pas besoin de sel.

Heureusement qu’on connaît de vrais fermiers. Voici ce qu’ils nous ont apporté cette semaine.

Des aubergines

Ça fait un bout de temps que je suis tombée sur cette recette de soupe à l’aubergine rôtie et aux lentilles, mais je ne la trouvais pas propice au temps estival qui perdurait. Éventuellement, ce sera vraiment l’automne, et ça fera un bon plat réconfortant!

Des tomates

J’ai enfin pu contenter mon désir de ratatouille! Je suis bien fière de ma recette — testée et approuvée par Caro, même!

Des piments

Je suis bien intriguée par cette recette de sauce chili thaï sucrée (?), un condiment que j’utilise régulièrement. Ça vaudrait peut-être la peine d’en faire maison, surtout que ça se conserve longtemps.

Des poivrons

Je fais chaque automne de la gelée de poivrons rouges qui remporte toujours un grand succès. J’ajoute à la recette un ou deux piments d’Espelette (peut-être une autre sorte de piment cette année!). Il est de mise d’utiliser des pots tout petits, pour que les morceaux de poivrons soient bien répartis.

poivrons et piments zoom

De la laitue

Une super base pour des chèvres chauds, bien dorés avec du miel sous le gril…! Ajoutons des noix de Grenoble grillées, une pomme coupée en tranches. Une réduction de balsamique, des flocons de piments, de l’huile, encore du miel.

Des carottes

Avec l’équinoxe qui vient de passer, la mijoteuse va reprendre du service. Je ferai peut-être cette tajine de poulet, déjà testée, et délicieusement parfumée.

Un oignon rouge

Si j’en avais mille (ou plus qu’un), je ferais sûrement des oignons farcis, miam.

De l’ail

Parce que le bacon, c’est important: une confiture de bacon à la mijoteuse.

Des tomates cerises

On a inventé des spaghetti avec du pesto maison, du bacon, du poulet, des tomates confites et du chèvre (ou du feta — on en a fait deux fois!): c’était bien bon. Sinon, je trippe bien trop ces temps-ci sur le concept de la panzanella! Celle-ci est bien inspirante.

La récolte des fermiers cute

la récolte dans l'escalier

Quand on va chercher nos légumes au point de chute, ce sont toujours les deux mêmes jeunes hommes qui nous accueillent. Ils nous reconnaissent; c’est sympathique. L’autre jour, Sophie me disait que celui qu’elle appelle « le fermier cute » est en fait le propriétaire de la ferme. Moi, pour éviter toute confusion (même si je sais bien duquel elle parle!), je fais valoir: « Mais je le trouve cute, celui à lunettes, aussi. » Celui à lunettes, c’est un cute de type mignon et vif, possédant, d’après mon conjoint, la particularité partagée avec Van Gogh d’avoir une oreille manquante (probablement qu’il ne se l’est pas arrachée lui-même, cependant). L’autre jeune homme, châtain et calme, est d’un attrait plus classique. Sophie doit préciser: « Non, mais celui qui est hot. » Une nuance qui fait bien rigoler le troisième participant à la conversation (mon amoureux, un cute d’un autre genre encore).

En tout cas. On est là pour les légumes, t’sais.

Des tomates

En arrivant de la cueillette de mon panier, je me suis empressée de concocter une salsa improvisée. Ces tomates sont super charnues, bien fermes et goûteuses. J’y ai ajouté du maïs des épis restant de la dernière épluchette (j’ai congelé le surplus pour une soupe ou un pâté chinois en automne), du jalapeño, de la coriandre, de l’oignon, du jus de lime et du miel. Résultat: frais et délicieux. Pour satisfaire mon obsession de feta, je ferai peut-être aussi cette casserole de farro.

salsa au maïs

Du brocoli

Il fait un temps encore un peu trop estival cette semaine pour se mettre à la soupe, mais celle-ci, avec son fromage de chèvre, me semble plus saisonnière (et trop appétissante!).

Une aubergine

On a fait un babaganoush bien aillé pour garnir un pita, avec des piments et des betteraves marinés, du feta, des olives kalamata, de la roquette (on a oublié les tomates et les concombres; c’était néanmoins des plus satisfaisants!).

Un melon d’eau

On en a maintenant deux sur le comptoir, et je ne veux pas en ouvrir un juste pour quelques tranches, et après l’oublier là, à la merci des exponentielles mouches à fruits! Connaissant mon embarras, ma mère m’a trouvé dans un magazine une recette de sangria rosée au melon d’eau. On a d’ailleurs une bouteille de rosé laissée par la visite dans le frigo; ça pourrait être pertinent, et surtout bien rafraîchissant. Et après, peut-être une salade, toute simple, ou avec des crevettes.

Des courgettes

J’en ai pris une pour un super couscous express, avec un oignon, de l’aubergine, une tomate revenus avec du ras el hanout, puis des pois chiches, des épinards, des merguez bien onctueuses. Je verrais bien les autres courgettes en accompagnement, sautées avec des noix de pin et des herbes.

Des jalapeños

Une belle surprise, que ces jalapeños! Nos fermiers, qui nous donnent chaque semaine par courriel une idée du contenu des paniers, ne nous avaient pas prévenus de l’ajout bien excitant de piments, en mode libre-service: on en prend autant qu’on veut! On a reçu notre visite vendredi dernier avec des poitrines de poulet garnies de pesto au jalapeño. J’ai suivi cette recette, mais j’ai remplacé les pistaches par des noix de Grenoble que j’avais déjà. J’ai tout épuisé mes jalapeños (j’aurais dû en prendre PLUS!), mais la prochaine fois, je ferai très certainement ces scones au cheddar!

tomates, piments et ail

Des piments banane

Ou alors je pourrais essayer les scones avec des piments banane?

Des cerises de terre

Cette confiture salée (testée et grandement approuvée!) est tout ce dont on aura besoin pour satisfaire nos papilles — avec un craquant cheddar vieilli.

Des oignons

Évidemment que les oignons n’ont pas de misère à trouver leur place dans tout mets mijoté, mais j’aurais bien le goût de rondelles enrobées de pâte à la bière, ou de pétales confits à tremper dans une vinaigrette sucrée (c’est bientôt la haute saison du football, après tout!).

Des épinards

Pourquoi pas dans un réconfortant puff au fromage? (Qui peut résister à un plat portant le doux nom de « puff » ?)

La récolte qui commence à sentir l’automne

La température peut bien revenir aux normales de la saison, et le soleil ressortir, on sait bien que le sentiment de l’automne imminent est là pour rester. Un sentiment de rentrée, même si on ne va plus à l’école depuis un lustre. Un goût de cueillir des pommes, de s’acheter du thé chaï, de se blottir contre un chat.

Avec le retour de vacances et le mariage de Mé, quelques légumes ont vieilli dans la solitude sans qu’on n’y puisse grand chose. On les a réunis pour un bouillon de fondue: c’est toujours convivial.

Les petits nouveaux de la semaine, eux, recevront quand même pour la plupart un traitement estival, parce qu’il faut en profiter — absolument!

aubergines

Des aubergines

Les premières de la saison! Bien luisantes et donnant envie d’une profonde ratatouille… si seulement les poivrons étaient déjà de la partie! En attendant, on focusse sur l’été, avec un risotto aux parfums frais de citron et basilic, ou des sandwiches garnis d’aubergine grillée et de betteraves marinées (les bettes de la belle-grand-mère, évidemment).

Du maïs sucré

C’est le temps des épluchettes! On s’est acheté un gigantesque chaudron et on a fait bouillir ça dans la cour. Avec les épis restants (les amis en ont eux-même amené mille!), on pourrait faire cette salade mexicaine, ou alors, pour réutiliser notre bouillon, cette soupe d’orge, avec sa garniture au maïs caramélisé.

Un cantaloup

Il faudrait bien que je sois une personne efficace et que je le coupe en petits cubes pour des déjeuners et des collations, mais t’sais. Sinon, pourquoi ne pas en utiliser une partie dans une salade de poulet grillé?

Un melon d’eau

J’en ai déjà congelé la moitié en petits cubes que j’ai servis avec mon magique sirop de thé des bois: un dessert des plus estivaux! Pour inclure le reste dans un repas, peut-être que je ferai cette petite salade, avec du feta!

Plein de fines herbes

Mais tout plein! J’ai comme un goût, ces temps-ci, de manger moins de viande, alors cette recette de salade de pois chiches, feta et persil me conte bien des choses. Pour utiliser la sauge (une herbe avec laquelle je n’ai entretenu que peu des rapports jusqu’ici), pour me contredire sur la viande, et pour entrer un peu dans l’automne, j’essaierai cette épaule de porc braisée aux herbes fraîches.

Des concombres

Il y a toujours: plus de cornichons. Il y a toujours: la classique salade tomates-concombres-feta, dressée d’huile d’olive, de vinaigre balsamique et d’herbes. (J’ai goûté chez mes parents un feta bulgare d’une saveur à se pitcher sur les murs, d’où, sans doute, mon obsession apparente pour l’ingrédient.) Ou bien cette salade aux saveurs asiatiques prêtée à Ricardo par Ethné de Vienne, dont les mélanges d’épices (Épices de Cru) nous font tripper bien trop.

Du brocoli

C’est un des ingrédients incontournables pour notre fondue «chinoise». Ça absorbe bien le bouillon dans ses toutes petites feuilles.

Des tomates

J’ai fait l’autre jour des tomates confites pour garnir ma pizza. La pizza fut tristement ratée (une pâte trop froide, peut-être, qui n’a pas cuit), mais les tomates, bien savoureuses! Voici une méthode longue et une courte (éprouvée avec succès). Et puis, une panzanella, une salade toscane qui me tentait depuis le début de l’été: tomates, cubes de baguette de la veille (en même quantité que les tomates), concombre, échalote française (la tradition dit plutôt: de l’oignon rouge), basilic, huile d’olive, vinaigre balsamique, sel, poivre (faire reposer quelques heures au frigo). Saviez-vous que le blogue culinaire The Kitchn consacrait entièrement la semaine dernière aux tomates? Encore plein d’inspiration!

Sirop de thé des bois

sirop de thé des bois

Pendant les vacances, on est allés, mon doux compagnon et moi, se promener dans la montagne, derrière le Petit Lac. On a trouvé, avec grand bonheur, des framboises. Puis, j’ai humé le parfum subtil du thé des bois: ça annonçait les bleuets. Parmi le lichen croustillant, dans les fissures de roche, on s’est extasié sur les petits fruits, sur les feuilles douces, au goût nostalgique de peppermanne rose. On a pris rendez-vous pour une vraie cueillette, bien équipés de vieux pots de crème glacée, quelques jours plus tard.

Résultat: les framboises en confiture; un poudigne aux bleuets; et ce sirop, magique!

Sirop au thé des bois

pour 1 pot masson de nectar délicieux

Ingrédients
1 poignée de thé des bois (de préférence, témiscamien)
2 tasses d'eau 
2 tasses de sucre
Préparation

Dans une petite casserole, combiner l’eau et le thé des bois. Porter à ébullition. Retirer du feu et faire infuser pendant 15 minutes. Enlever les feuilles de l’eau. Ajouter le sucre et faire chauffer à feu moyen. Quand ça bout, baisser ce feu et faire mijoter deux-trois minutes. Laisser refroidir avant de verser dans un pot masson qu’on gardera au frigo.

S’en servir partout: le sirop accompagne à merveille les bleuets (en poudigne, mettons!), avec qui le thé des bois grandit déjà en harmonie; il complète agréablement les salades de fruits et sorbets. En mettre quelques cuillers dans son verre d’eau et avoir l’impression de boire la fraiche rosée des sous-bois témiscamiens. Et quels autres fabuleux usages encore! T’sais.

feuilles de thé des bois