Considérations frivoles : édition préprintanière

Je crois qu’on peut s’entendre pour dire que les amateurs d’hiver ont été satisfaits cette année : plein de froid, plein de neige, encore de la neige. Et du froid. Et de la neige. Bon. Maintenant, à partir de quand est-ce socialement acceptable de se déclarer tannée de l’hiver? (Je suis tannée.)

Et donc, mon cerveau se permet de vagabonder vers des préoccupations toutes printanières. Quelques inspirations de magasinage réjouissantes (en plus, j’ai reçu récemment mon premier chèque de paie en tant que travailleuse autonome! Yé! Oui : je suis officiellement une traductrice, je pense) :

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1. Banana Republic | 2. Betina Lou | 3. Gap | 4. Essie (Flowerista) | 5. Gap | 6. RW&CO. | 7. Timex

8. Steve Madden | 9. Joe Fresh | 10. Steve Madden | 11. RW&CO. | 12. Betina Lou | 13. Essie (Blossom Dandy)

14. Joe Fresh | 15. Joe Fresh | 16. Betina Lou | 17. Betina Lou | 18. Steve Madden | 19. Joe Fresh

Le décompte commence

Premier décembre. Le premier jour de l’avent. Chez nous, avec mon frère et ma sœur, nous avions un merveilleux calendrier confectionné avec amour par notre Mamie : un sapin en feutrine que nous décorions à tour de rôle d’ornements au dos velcrochés. Quelle joie de découvrir chaque matin en se levant pour l’école ce qui se cachait dans la petite pochette numérotée! De compter les jours avant d’accrocher la dernière décoration, la sublime étoile pailletée d’or!

L’année où mon neveu est né (il y a neuf ans! quelle vieille matante je suis…!), j’ai confectionné un calendrier semblable pour qu’il puisse continuer la tradition avec son papa. Puis, quand je suis moi-même devenue maman, j’en ai créé un troisième. Quelques pièces, incontournables, restent les mêmes : la douce mitaine rose, la bougie, le bas, l’ange, le père Noël… D’autres — un rat, un poinsettia, un renne — sont apparues au gré de ma fantaisie.

L’an passé, Petite Loutre, plein d’enthousiasme, aurait accroché toutes les décorations d’un coup s’il avait pu… Cette année, Bébé Loutre aura aussi son tour, mais son grand frère se portera sans doute volontaire pour placer les siennes! Et je crois bien que Maman Loutre a autant de fonne que quand elle était enfant, devant ces petites faces émerveillées…

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Le printemps s’en vient!

En l’attendant, je rêve de tenues légères et ensoleillées…

Dans un ridicule (mais prévisible) retournement de situation, la déprime hivernale m’a frappée, violemment. Plus envie de rien, et j’ai passé la fin de semaine dernière à l’intérieur. J’ai retrouvé ma forme habituelle de marmotte. Le soleil fait bien semblant d’être printanier, mais, n’est-ce pas, on est encore pogné pour porter chaque jour un des gros chandails informes dont on a fini par s’écoeurer…

Enfin, le petit aperçu de la douce saison qu’on nous annonce en fin de semaine nous inspirera peut-être. Sinon, je m’imagine bientôt sortir de mon garde-robe et de mes tiroirs ce qui suit! (Bon, je vais peut-être céder au magasinage aussi.)

Des morceaux d’inspiration maritime

Il me semble que le style marin, avec ses rayures, son rouge, son blanc, son bleu, exhale une fraîcheur qui sied parfaitement à la saison. Cols bateau, capris ou pantalons roulés, souliers plats, accessoires de corde et de cuivre; c’est la légèreté, le complément parfait à la pluie douce, à la brise de plus en plus moelleuse. Et puis, vous le savez, je ne peux pas résister aux rayures! La marinière classique est toujours de mise, et le printemps accueillera bien la rayure fine et claire.

mariage de motifs réussi: la rayure + le pelage d'une chatte espagnole

mariage de motifs réussi: le fleuri, la rayure, et le pelage d’une chatte espagnole

chez https://boutique.buknola.com/fr/Produit-482-Boucles-d-oreilles-Ancre-or

chez Buknola

 Des blousons

Quoique j’adore mon manteau de duvet, j’ai très hâte de ressortir mes blousons gris: ils coolifient si bien un look! Ah, ce moment où on a l’impression d’avoir oublié quelque chose tellement la nouvelle pelure nous semble légère! La coupe à la James Dean m’inspire le vagabond rebelle, pour une autre sorte de légèreté.

Des souliers légers

Enfant, j’ai eu une paire de souliers plats en toile, façon jean, brodés de dessins westerns (des bottes de cowboys, entre autres!). Le goût en est discutable, j’en conviens. Cependant, le souvenir de ces souliers restera toujours associé pour moi à l’exaltation des premiers jours du printemps, où on peut enfin sortir sans mille pelures, sans grosses bottes (Sorel), où ça sent la boue, le dégel, où Elizabeth ne porte que son chandail de chevaux, et Mé n’a pas encore le droit d’enlever son manteau, où on fait des bizarres de potions avec ce qu’on trouve dans les rigoles et les tas de neige qui fondent vite. Aujourd’hui mon look est plus classique: d’ailleurs, mes antiques Converse et mes délicieuses oxfords florentines piaffent déjà d’impatience que je les promène sur les trottoirs enfin nus de Montréal. Bientôt! (ou pas.)

Converse du temps où je travaillais dans un magasin de chaussures (!) // oxfords offertes par mon père lors de notre visite à Florence

Converse portant encore les marques du ménage automnal du jardin (collants chardons!) // oxfords offerts par mon père lors de notre passage à Florence

Des petites robes
robe trésor de mer

chez Onze

Il existe un ordre saisonnier: certaines robes ne sont pas portables au printemps. Les gens qui étrennent déjà des toilettes brutalement estivales, dans ce froid toujours arctique, sont mal avisés. Peut-être que je serais moins déprimée si je me laissais contaminer? Mais non: chaque chose en son temps. Avec un cardigan ou un chandail léger, et des collants plus ou moins ajourés selon le temps, le port de la robe appropriée entraînera sous peu, espérons-le, la saison de la terrasse.

robe vers l'ouest

chez Onze

chez 1861 http://1861.ca/collections/robes/products/maryse-ete

chez 1861

 Du fleuri (et autres trésors du jardin)

Oh, ma petite chemise à mignonnes fleurs refera bientôt surface! je l’avais oubliée, celle-là! Et ma robe à papillons! Le printemps, c’est l’occasion de s’inspirer des tendres crocus, des enivrantes jacinthes, et de ressortir nos motifs délicats et nos couleurs tendres.

Des chapeaux

C’est vrai, le chapeau, théâtral, empreint de mystère ou de glamour, vous assure de vous faire remarquer. Vous devenez soudainement une personne intéressante, quand vous portez un chapeau.* (Pas que vous ne le soyez pas déjà, évidemment…) Et puis, il s’envole, et c’est une romantique cavalcade pour rattraper le couvre-chef roulant devant vous comme un tumbleweed virevoltant dans le désert!

lookbook de Lo & Sons via Sacramento Streets http://www.sacramentostreet.com/2013/05/recent-work-lo-sons-look-book/

lookbook printanier 2013 de Lo & Sons, via Sacramento Street

*À ce sujet, Garance Doré raconte une aventure un peu extraordinaire, ici.

Tiens, est-ce que je ne viens pas de presque décrire une traditionnelle toilette de Pâques?

Oh! des gants! On s’y croirait presque! Ça vous inspire?

De l’hydratation efficace des lèvres

Savez-vous quel est le meilleur soin des lèvres du monde? C’est tout simple! et pas mal miraculeux.

(Voyez plutôt:)

lèvres sèches

lèvres sèches et mornes

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lèvres hydratées et pulpeuses!

Trempez un coton-tige dans l’huile d’olive. Plongez dans le sucre blanc. Frottez sur les lèvres pour enlever les peaux mortes et hydrater parfaitement en un tournemain! Donnez à vos êtres chers plein de doux bisous, des bisous, des bisous (et chantez la toune de Philippe Katerine).

Pour une hydratation plus portable, je ne jure quant à moi que par Burt’s Bees, le seul baume que j’aie trouvé qui ne contienne pas de pétrole — pétrole qui, comme chacun doit s’en douter, remplit les craques dans une fugace sensation d’hydratation, pour mieux ensuite flouer la lèvre en l’asséchant davantage! Connaissez-vous d’autres marques chouette comme ça?

L’hiver est toujours là

un arbre l'hiver

Je ne suis pas complètement écoeurée de l’hiver. Ça me rend perplexe.

Car j’avais pris l’habitude, depuis quelques années, de démarrer un décompte vers le printemps, et ça pouvait commencer dès la mi-janvier, alors qu’il restait une soixantaine de jours avant le retour du beau temps. C’était long. Bien long.

Mais là, malgré la mi-février, bien que j’imagine quand même déjà avec envie les bourgeons dans les arbres en Méditerranée (est-ce un phantasme? le vert commence-t-il vraiment à sortir là-bas?), je ne suis même pas encore excédée par le froid, le vent, la neige; pas au point de compter les jours officiellement, du moins, et de partager la nouvelle à tout venant comme je l’avais fait ces derniers hivers.

en raquettesJe me dis: peut-être bien que c’est parce que je n’ai pas encore eu assez d’occasions d’essayer mes nouvelles raquettes — un cadeau de couple que nous nous sommes offert aux Fêtes. Voilà deux fins de semaine que nous allons explorer le Mont Royal, et c’est fort chouette: la neige y est toute duveteuse et jaillissante, un bonheur à fouler. On a comme le vague projet d’y retourner toutes les fins de semaine. Enfin, je me consolerais vite si ça fondait d’un seul coup, je pense.

Peut-être aussi est-ce l’esprit olympique qui m’emporte: les grands jeux de neige et de glace! C’est presque une obsession. J’éprouve même un léger sentiment de FOMO (la fameuse Fear Of Missing Out, ridicule peur de manquer quelque chose d’important!), alors que plusieurs compétitions se déroulent pendant notre nuit. Heureusement, j’en sous-titre la diffusion télévisée quatre jours sur sept, avec des horaires tout chamboulés et excitants me faisant parfois me lever à 3h30 du matin. Et je les regarde chez moi le reste du temps (mais pas pendant la nuit, quand même). (En voici un autre, plaisir de l’hiver: se pelotonner avec un (ou deux!) chat ronronnant et un thé chaud devant la télévision, sans la culpabilité de ne pas profiter du dehors.) Bon, pas besoin de froid pour ces jeux hivernaux, apparemment, car on a atteint dernièrement les 20°C, à Sotchi. Je prendrais bien un hiver comme ça, tiens.

le lac des castors

Mais, t’sais, dans le fond, je crois bien que ce qui m’empêche de sacrer contre les températures glaciales, cette année, c’est mon premier investissement (d’adulte) dans un manteau de bonne qualité. Il est fabriqué par Soïa&Kyo, une compagnie montréalaise qui essaie de faire attention à l’environnement. Je l’aime, ce douillet manteau, avec sa fourrure, son capuchon, son duvet, son élégance. D’accord, la doublure s’est un peu déchirée dès les premiers jours, et ça semble être un problème récurrent de la marque, selon ma collègue qui en possède un aussi, mais il me garde au chaud comme jamais et me fait, oui, apprécier les charmes de l’hiver.

Pas autant que ceux du printemps, par contre. 27 jours avant son arrivée!