Un thé latte mousseux, sans mousseur

thé latteMon doux conjoint avait acheté un mousseur à lait pour son studio, il y a quelques semaines. Fonne éphémère! Après quelques jours à la maison (assez pour me séduire durablement), l’appareil s’est installé définitivement au bureau. Je suis donc sans mousse depuis.

Mais voici que je tombe sur cet article du blogue de David’s Tea qui m’explique comment en faire grâce à un pot Mason! Ah! bonheur retrouvé!

Verser environ une tasse de lait (ou de lait de coco) dans un pot Mason.
Le couvercle vissé, brasser le pot avec ardeur pendant 45 secondes.
Enlever le couvercle et passer au micro-ondes 30 à 45 secondes.
(Si la mousse est tombée, rebrasser vigoureusement, puis repasser au micro-ondes.)
Verser le lait chaud, puis la mousse sur un thé bien fort ou un espresso.
En cas de grande ambition, faire un dessin dans la mousse.
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Projection de l’automne

Charlotte pelotonnéeJ’ai mis mes nouvelles bottines lacées, en fin cuir brun. Je porte des carreaux et un chapeau de feutre. La bise soulève parfois ma jupe longue: le tissu lourd claque mollement. La lumière, dans les feuilles colorées, est majestueuse comme un grizzli au bord d’une rivière. C’est l’automne. Ça sent bon: la fraîcheur vive, les cheminées, les arbres changeants. Ce soir, je vais me blottir parmi les couvertures et les chats. Tantôt j’ai couru super vite dans l’air léger et franc. J’ai sorti dehors la Charlou, à sa demande pressante. Son pelage a frissonné sous la brise. Elle a peur, la nouille, du vent d’automne: elle est rentrée bien rapidement en secouant les pattes. J’ai fait une ratatouille avec les poivrons vermeils, les tomates dodues, les aubergines luisantes de mon panier, avec de l’ail qui fond et un parfum sucré.

J’entre dans un café: je m’installe pour réviser mes dialogues à l’aide d’un stylo mauve. Je déguste en ronronnant un chaï latte aux effluves piquantes. J’imagine la Petite Loutre, dont on vient de célébrer les trois ans, cueillant sur les trottoirs les feuilles les plus rouges. En fin de semaine, mon amoureux et moi irons nous promener dans la forêt flamboyante. Ça sera mouillé, orange et romantique.

La vie de jeune fille est enterrée!

Samedi, on a enterré la vie de jeune fille de . Selon ses propres termes, la journée fut épique. Après plusieurs semaines d’organisation et des dizaines de courriels échangés entre les demoiselles d’honneur, nous avions élaboré le plan idéal pour notre future mariée!

Premier arrêt: revêtues de nos plus jolies tenues de ladies anglaises, nous avons pris le thé au Reine Elizabeth. Plein de délices sur la table, mais les scones, moelleux et aériens, un peu craquants, nous ont toutes conquises. Le cadre était chic et les convives, ravies et bien excitées.

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Scones nature et aux raisins, accompagnés de leur divine crème Devonshire; macarons aux bananes et aux pistaches, tartelettes aux fraises et éclairs au chocolat; sandwiches oeuf-concombre, dinde-roquette-dijon-canneberge et saumon fumé. Miam.

Deuxième arrêt: cours de pole dancing. Oui, oui, on a fait ça! Disons que le niveau d’enthousiasme quant à l’activité en question variait d’une participante à l’autre… Par bonheur, comme prévu par Soeur-de-Mé, celui de la principale intéressée était débordant. Un petit verre de bulles aidant peut-être, nous avons tout de même eu bien du plaisir. Et Mé a réussi son solo final avec virtuosité — la monitrice la déclara prête pour le mariage! (Watch out, Monsieur sa moitié!) (On lui conseille quand même de ne pas changer de cheminement professionnel. T’sais.)

Troisième arrêt: pique-nique crépusculaire au parc Jarry. Posées sur des nappes dépareillées, nous nous sommes régalées de salades, de fromages et de charcuteries, de limonade lime-concombre et de sangria rosée, d’un trifle estival digne d’une garden-party royale. À l’arrière-plan des conversations de filles, la fontaine illuminée au milieu du lac, les grappes de pique-niqueurs et des effluves vertes… Nous avons profité de ce charmant repas pour affubler notre princesse du jour de toutes sortes de gugusses carnavalesques et pour lui remettre une liste de défis à réaliser au cours de la soirée.

(Bébé Loutre s’était joint à nous pour cette partie de la soirée. J’ai d’ailleurs constaté ce jour-là que mon dernier-né refuse de prendre le biberon: j’ai alterné les arrêts-allaitement et les arrêts-bachelorette, donc…)

Bref, après un dernier boire, direction arrêt final: le Petit Medley sur St-Hubert où nous danserions qui toute la nuit, qui le plus longtemps que leur horaire de mère leur permettrait! Arrivées là sur le coup de minuit, nous avons failli nous transformer en citrouilles en constatant que le bar était presque vide… Cependant, la motivation de Mé à remplir ses défis n’avait d’égale que le spectacle divertissant qu’elle livrait dans son déguisement. Et, bien vite, le fougueux serveur nous offrait des shooters de Sortilège-bleuets, les noctambules envahissaient peu à peu l’endroit et le party pognait — incontestablement grâce à nous, bande de party animals s’il en fut une (haha.)! Moment marquant: non pas une, mais DEUX tounes des Backstreet Boys, à la demande de la future mariée! Nostalgie!

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Pieds de future mariée et plumes de boa sur le plancher de danse.

Et voilà. Mé a dit adieu à son état de demoiselle. La prochaine étape? Le mariage, dans deux semaines! Iiiih, on a hâte!