La récolte des fermiers cute

la récolte dans l'escalier

Quand on va chercher nos légumes au point de chute, ce sont toujours les deux mêmes jeunes hommes qui nous accueillent. Ils nous reconnaissent; c’est sympathique. L’autre jour, Sophie me disait que celui qu’elle appelle « le fermier cute » est en fait le propriétaire de la ferme. Moi, pour éviter toute confusion (même si je sais bien duquel elle parle!), je fais valoir: « Mais je le trouve cute, celui à lunettes, aussi. » Celui à lunettes, c’est un cute de type mignon et vif, possédant, d’après mon conjoint, la particularité partagée avec Van Gogh d’avoir une oreille manquante (probablement qu’il ne se l’est pas arrachée lui-même, cependant). L’autre jeune homme, châtain et calme, est d’un attrait plus classique. Sophie doit préciser: « Non, mais celui qui est hot. » Une nuance qui fait bien rigoler le troisième participant à la conversation (mon amoureux, un cute d’un autre genre encore).

En tout cas. On est là pour les légumes, t’sais.

Des tomates

En arrivant de la cueillette de mon panier, je me suis empressée de concocter une salsa improvisée. Ces tomates sont super charnues, bien fermes et goûteuses. J’y ai ajouté du maïs des épis restant de la dernière épluchette (j’ai congelé le surplus pour une soupe ou un pâté chinois en automne), du jalapeño, de la coriandre, de l’oignon, du jus de lime et du miel. Résultat: frais et délicieux. Pour satisfaire mon obsession de feta, je ferai peut-être aussi cette casserole de farro.

salsa au maïs

Du brocoli

Il fait un temps encore un peu trop estival cette semaine pour se mettre à la soupe, mais celle-ci, avec son fromage de chèvre, me semble plus saisonnière (et trop appétissante!).

Une aubergine

On a fait un babaganoush bien aillé pour garnir un pita, avec des piments et des betteraves marinés, du feta, des olives kalamata, de la roquette (on a oublié les tomates et les concombres; c’était néanmoins des plus satisfaisants!).

Un melon d’eau

On en a maintenant deux sur le comptoir, et je ne veux pas en ouvrir un juste pour quelques tranches, et après l’oublier là, à la merci des exponentielles mouches à fruits! Connaissant mon embarras, ma mère m’a trouvé dans un magazine une recette de sangria rosée au melon d’eau. On a d’ailleurs une bouteille de rosé laissée par la visite dans le frigo; ça pourrait être pertinent, et surtout bien rafraîchissant. Et après, peut-être une salade, toute simple, ou avec des crevettes.

Des courgettes

J’en ai pris une pour un super couscous express, avec un oignon, de l’aubergine, une tomate revenus avec du ras el hanout, puis des pois chiches, des épinards, des merguez bien onctueuses. Je verrais bien les autres courgettes en accompagnement, sautées avec des noix de pin et des herbes.

Des jalapeños

Une belle surprise, que ces jalapeños! Nos fermiers, qui nous donnent chaque semaine par courriel une idée du contenu des paniers, ne nous avaient pas prévenus de l’ajout bien excitant de piments, en mode libre-service: on en prend autant qu’on veut! On a reçu notre visite vendredi dernier avec des poitrines de poulet garnies de pesto au jalapeño. J’ai suivi cette recette, mais j’ai remplacé les pistaches par des noix de Grenoble que j’avais déjà. J’ai tout épuisé mes jalapeños (j’aurais dû en prendre PLUS!), mais la prochaine fois, je ferai très certainement ces scones au cheddar!

tomates, piments et ail

Des piments banane

Ou alors je pourrais essayer les scones avec des piments banane?

Des cerises de terre

Cette confiture salée (testée et grandement approuvée!) est tout ce dont on aura besoin pour satisfaire nos papilles — avec un craquant cheddar vieilli.

Des oignons

Évidemment que les oignons n’ont pas de misère à trouver leur place dans tout mets mijoté, mais j’aurais bien le goût de rondelles enrobées de pâte à la bière, ou de pétales confits à tremper dans une vinaigrette sucrée (c’est bientôt la haute saison du football, après tout!).

Des épinards

Pourquoi pas dans un réconfortant puff au fromage? (Qui peut résister à un plat portant le doux nom de « puff » ?)

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La récolte qui commence à sentir l’automne

La température peut bien revenir aux normales de la saison, et le soleil ressortir, on sait bien que le sentiment de l’automne imminent est là pour rester. Un sentiment de rentrée, même si on ne va plus à l’école depuis un lustre. Un goût de cueillir des pommes, de s’acheter du thé chaï, de se blottir contre un chat.

Avec le retour de vacances et le mariage de Mé, quelques légumes ont vieilli dans la solitude sans qu’on n’y puisse grand chose. On les a réunis pour un bouillon de fondue: c’est toujours convivial.

Les petits nouveaux de la semaine, eux, recevront quand même pour la plupart un traitement estival, parce qu’il faut en profiter — absolument!

aubergines

Des aubergines

Les premières de la saison! Bien luisantes et donnant envie d’une profonde ratatouille… si seulement les poivrons étaient déjà de la partie! En attendant, on focusse sur l’été, avec un risotto aux parfums frais de citron et basilic, ou des sandwiches garnis d’aubergine grillée et de betteraves marinées (les bettes de la belle-grand-mère, évidemment).

Du maïs sucré

C’est le temps des épluchettes! On s’est acheté un gigantesque chaudron et on a fait bouillir ça dans la cour. Avec les épis restants (les amis en ont eux-même amené mille!), on pourrait faire cette salade mexicaine, ou alors, pour réutiliser notre bouillon, cette soupe d’orge, avec sa garniture au maïs caramélisé.

Un cantaloup

Il faudrait bien que je sois une personne efficace et que je le coupe en petits cubes pour des déjeuners et des collations, mais t’sais. Sinon, pourquoi ne pas en utiliser une partie dans une salade de poulet grillé?

Un melon d’eau

J’en ai déjà congelé la moitié en petits cubes que j’ai servis avec mon magique sirop de thé des bois: un dessert des plus estivaux! Pour inclure le reste dans un repas, peut-être que je ferai cette petite salade, avec du feta!

Plein de fines herbes

Mais tout plein! J’ai comme un goût, ces temps-ci, de manger moins de viande, alors cette recette de salade de pois chiches, feta et persil me conte bien des choses. Pour utiliser la sauge (une herbe avec laquelle je n’ai entretenu que peu des rapports jusqu’ici), pour me contredire sur la viande, et pour entrer un peu dans l’automne, j’essaierai cette épaule de porc braisée aux herbes fraîches.

Des concombres

Il y a toujours: plus de cornichons. Il y a toujours: la classique salade tomates-concombres-feta, dressée d’huile d’olive, de vinaigre balsamique et d’herbes. (J’ai goûté chez mes parents un feta bulgare d’une saveur à se pitcher sur les murs, d’où, sans doute, mon obsession apparente pour l’ingrédient.) Ou bien cette salade aux saveurs asiatiques prêtée à Ricardo par Ethné de Vienne, dont les mélanges d’épices (Épices de Cru) nous font tripper bien trop.

Du brocoli

C’est un des ingrédients incontournables pour notre fondue «chinoise». Ça absorbe bien le bouillon dans ses toutes petites feuilles.

Des tomates

J’ai fait l’autre jour des tomates confites pour garnir ma pizza. La pizza fut tristement ratée (une pâte trop froide, peut-être, qui n’a pas cuit), mais les tomates, bien savoureuses! Voici une méthode longue et une courte (éprouvée avec succès). Et puis, une panzanella, une salade toscane qui me tentait depuis le début de l’été: tomates, cubes de baguette de la veille (en même quantité que les tomates), concombre, échalote française (la tradition dit plutôt: de l’oignon rouge), basilic, huile d’olive, vinaigre balsamique, sel, poivre (faire reposer quelques heures au frigo). Saviez-vous que le blogue culinaire The Kitchn consacrait entièrement la semaine dernière aux tomates? Encore plein d’inspiration!