De l’espoir

Montréal en 7

ongles: Red Hot Tamale (Revlon) + Marine (Joe Fresh)

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Une leçon d’affirmation de soi

Il y a dix ans de ça, ma grand-maman Ghys a fait le ménage de sa boîte à bijoux. Nous étions dans sa cuisine, un vrai monument des années soixante-dix avec son four et son frigo couleur avocat, et elle nous avait demandé de faire l’inventaire avec elle de ce qui lui restait, pour voir si quelque chose nous plaisait. Parmi la panoplie de colifichets, une petite boîte grise était posée là, nonchalamment. J’ai tout de suite saisi l’écrin pour l’ouvrir. À l’intérieur, une délicate bague faite d’or jaune, un minuscule diamant serti dans une masse d’argent ciselée.

« Oh! C’est beau!! » m’exclamai-je d’un air ravi.

« C’était la bague de fiançailles de ma mère. » m’informa ma grand-mère.

« Oh! »

« Tu la veux? »

Et moi de regarder ma grand-mère l’air incrédule:

« Pour vrai? Mais c’était à ta maman!  Tu ne veux pas la garder? »

« Bah… c’est pas comme si je vais la mettre.  Et je préfère qu’elle aille à quelqu’un qui en prendra soin. »

J’ai su, dès ce moment-là que si je devais me marier un jour, ce serait avec cette bague-là que voulais qu’on me fasse la grande demande (et oh! coïncidence? elle ne faisait qu’à mon annulaire gauche!).

Ayant fait part de mon souhait à Monsieur ma Moitié, c’est avec la bague de mon arrière-grand-mère que je me suis fiancée. Seulement voilà: comme nous n’avions que la bague de fiançailles, il nous fallait trouver une alliance digne du travail et de la minutie de cette bague vintage dont j’avais eu l’honneur d’hériter.

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Ma jolie bague de fiançailles… fabriquée circa 1919

Vous aurez sans doute constaté que je suis une fervente adepte du principe que si on découvre un petit trésor de commerçant, il est primordial de partager la bonne nouvelle (voir ça et ça).

Donc, quand mon amie m’a parlé de cette joallière qui avait créé sa bague de fiançailles, je me suis dit que ce serait la personne idéale pour fabriquer l’alliance parfaite pour aller avec la bague de mon arrière-grand-mère.

Je suis entrée en contact avec Audrée de chez Flamme en Rose, pour prendre rendez-vous et discuter en personne, et de par les quelques courriels que nous avons échangé, je savais déjà qu’elle et moi nous nous entendriions bien.

Une fois sur place, je lui ai expliqué ce que j’avais en tête: une alliance qui reprendrait les caractéristiques particulières de la bague de fiançailles : les petits coeurs sur le côté, les marquises de chaque côté du diamant, etc.  Je lui ai laissé ma bague le coeur confiant en étant convaincue que le résultat final serait grandiose.

Quelques semaines plus tard, Audrée m’envoie un courriel pour me laisser savoir que mon alliance est enfin prête. Joie! Monsieur mon Fiancé et moi nous nous rendons à la bijouterie pour récupérer ma bague.

Audrée nous remet sa création, et, les amis…. je ne sais pas quoi vous dire. L’idée était là (la marquise! les petits coeurs!), mais on aurait dit que cette nouvelle bague n’avait pas repris la délicatesse de la bague d’origine. J’ai tout de même demandé à la bijoutière de plaquer une partie de la bague en argent, et donc je suis repartie les mains vides.

On dira ce qu’on voudra, mais à mon avis, la partie la plus importante d’un mariage reste tout de même la bague.  Parce qu’après le party, après la journée même, c’est tout ce qui restera. Alors, angoissée, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai écrit un courriel tout piteux à Audrée, lui exprimant tout ce que je n’avais pas osé lui dire en face de peur de la blesser.  Que je voyais bien que l’idée était là, que les détails avaient été repris, mais que ce n’était certainement pas assez délicat à mon goût et omgj’espèrequetunem’enveuxpastrops’ilteplaitomg (vous voyez le genre).

Eh bien, Audrée m’a répondu rapidement qu’il lui ferait plaisir de retravailler ma bague, que ça arrive, qu’on ne s’était pas bien comprises, et que c’était son travail de peaufiner les bijoux de ses clients jusqu’à ce qu’ils soient complètement satisfaits.

«Je vais rajouter le rhodium et je vais amincir ta bague. Je te redonne des nouvelles quand elle sera prête. »

Les quelques semaines qui ont suivi ont été angoissantes… et si je ne l’aimais toujours pas?? Qu’est-ce que j’allais faire???

Je suis allée chercher le produit fini vendredi passé. Et elle est parfaite. PAR-FAITE, je vous dis. Je m’inquiétais évidemment pour rien.  Sauf qu’une chance que j’ai osé parler et dire (ou dans ce cas-ci écrire!) ce que je ressentais, parce que j’aurais pu être malheureuse pendant très longtemps.

Et vous, avez-vous de la difficulté à vous affirmer?

P.S. Parce que je suis un peu superstitieuse, je ne vous montrerai pas le produit fini.  Mais une fois mariée par contre, attention, je n’arrêterai pas de la montrer!
P. P.S. Merci à Audrée qui a été fantastique et a écouté mes doléances et fabriqué une bague qui me fait tourner la tête ^_^

Dans mon cœur de cowboy

C’est en sous-titrant l’émission BRBR, qui traite de musique émergente, que j’ai découvert le nouveau clip de l’inspirante Lisa LeBlanc, pour son énigmatique chanson J’pas un cowboy. La vidéo, produite par BRBR, montre une Lisa, alias Belinda, à l’accoutrement impossible et se produisant dans trois lieux pittoresques de Montréal: le marché aux puces St-Michel (que Mé et moi avons visité pour la première fois il y a quelques semaines — quel amusant hasard!), une glauque salle de bingo (non-identifiée!), et le bar country Paspébiac, situé juste derrière chez moi (featuring le plus séduisant et ténébreux bassiste septuagénaire de la Terre et son groupe — mon coeur ne se peut plus!). Les images du clip présentent affectueusement les personnages qui habitent ces antres envoûtants de la «quétainerie»: les marchands, comme à la maison au fond de leur kiosque; la perplexité et la réserve des joueurs de bingo; l’aura de notre serveuse qui ne laisse pas l’âge l’empêcher de déborder un peu de sa minijupe ni porter, fièrement, sa crinière platine; l’enthousiasme fascinant et discret des danseurs en ligne.

Quelqu’un fréquente-t-il ce bingo?

 

Bonne récolte à la Grande Braderie de la mode québécoise

Caro et Solen sont allées hier à la Grande Braderie de mode québécoise, et en sont revenues ravies.

Voici pourquoi:

  • C’est l’occasion de succomber aux articles de qualité qu’on n’ose pas s’acheter parce que normalement hors de notre budget: on trouve là des rabais de 50 à 80% du prix original. Irrésistible.
  • On y découvre certains créateurs québécois aux détails inspirants et originaux, utilisant des tissus doux, naturels et de qualité. L’an passé, Solen est tombée en amour avec Birds of North America. Cette année, c’est une trouvaille de chez Meemoza, une compagnie montréalaise et consciente, qui l’a charmée, tandis que Caro a succombé à une longue robe vaporeuse de Against Nudity Montreal et une autre, plus casual, du bien connu Schwiing (oups, budget dépassé!)
  • Si la majorité des vêtements restent plutôt chers (quoique ça dépend de ce qu’on a l’habitude de payer), les bijoux, eux, sont vraiment à prix tout doux!
  • C’est bien rigolo, l’ambiance fébrile, l’essayage dans des cabines de fortune: paravents, rideaux, petites tentes…
  • L’espace d’une soirée, on se sent fashionista… C’est chic!
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Les trouvailles de Solen. À gauche, un t-shirt Oöm, pour l’amoureux. À droite, une robe Meemoza.

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Les trouvailles de Caro. À gauche : une robe Against Nudity Montréal. À droite : une robe Schwiing.

Par contre, on aime moins

  • avoir l’impression de faire partie d’une horde frénétique de magasineuses en nage;
  • se trouver prisonnière d’une allée ou d’un kiosque à cause de l’espace restreint et de ladite horde de magasineuses;
  • éprouver une épuisante pression d’acheter, parce que c’est tellement une bonne deal (bon, ça, c’est notre problème; on en convient).
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Qui aurait pu résister à ces craquantes boucles d’oreille Caroline Villamarin? Ni Solen, ni Caro, en tout cas.

La Braderie est installée au Marché Bonsecours jusqu’à dimanche, le 13 avril. Ensuite, elle se déplace à Québec et à Ottawa!