Bientôt, le pantalon en lin sera portable

En réponse au billet de Sophie, il devenait indispensable que je partage, moi aussi, mon excitation frivole particulière de la saison: mon nouveau pantalon en lin!

Objectif important — et je pense que vous serez d’accord que le piège est bel et bien là : ne pas avoir l’air d’une matante (malgré la réalité, qui me rattrape).

Que pensez-vous de ces looks?

 Local MilkLady MoriartyMixed Emotions

Et le mien:

pantalon en lin à taille haute: American Apparel

 

 

Considérations frivoles : édition préprintanière

Je crois qu’on peut s’entendre pour dire que les amateurs d’hiver ont été satisfaits cette année : plein de froid, plein de neige, encore de la neige. Et du froid. Et de la neige. Bon. Maintenant, à partir de quand est-ce socialement acceptable de se déclarer tannée de l’hiver? (Je suis tannée.)

Et donc, mon cerveau se permet de vagabonder vers des préoccupations toutes printanières. Quelques inspirations de magasinage réjouissantes (en plus, j’ai reçu récemment mon premier chèque de paie en tant que travailleuse autonome! Yé! Oui : je suis officiellement une traductrice, je pense) :

 printemps2

1. Banana Republic | 2. Betina Lou | 3. Gap | 4. Essie (Flowerista) | 5. Gap | 6. RW&CO. | 7. Timex

8. Steve Madden | 9. Joe Fresh | 10. Steve Madden | 11. RW&CO. | 12. Betina Lou | 13. Essie (Blossom Dandy)

14. Joe Fresh | 15. Joe Fresh | 16. Betina Lou | 17. Betina Lou | 18. Steve Madden | 19. Joe Fresh

Récapitulation 2014: objectif 4

Pour faire un petit retour sur cette première année de pamplemousses, j’ai décidé de passer en revue les objectifs, nonos ou essentiels, que je m’étais donnés chaque mois.
Charlotte chillant dans le jardin

Charlotte chillant dans le jardin

 Objectif 4: Ouvrir la cour et semer le jardin

Que ça a pris du temps avant que la température soit assez clémente pour inaugurer la cour! Évidemment, on a bel et bien fini par s’y installer, et semer le jardin.

En 2014, pas de fèves (mangées par les bibittes la première année), ni de radis (ça n’avait pas été fort non plus), mais des carottes, des concombres, des betteraves, des oignons verts, des tournesols, des grosses bines mauves qui font un mur de feuilles. J’ai aussi planté des pensées orange et ensoleillées.

En 2015, on devra revoir notre stratégie. Car, comme j’en parlerai en long et en large dans les prochains billets, un adversaire de taille nous attend.

L’écureuil.

Où l’on court à Ottawa, en famille

C’est fait: le 10 kilomètres d’Ottawa!

Il y avait ma mère, mon père, mon beau-frère et moi. Il y avait aussi les Loutres et leur mère, pour nous encourager, avec les beaux-parents de Sophie.

L’orage avait menacé tout l’après-midi. On attendait fébrilement. Il y a eu des rumeurs de grêlons, mais là-bas, à l’heure dite, il faisait un gros soleil de printemps, et c’était bien bleu.

Ma mère et moi, on s’est fait rabrouer par deux bouncers des corrals: pas le droit de rentrer dans l’orange; il fallait s’en tenir à notre corral jaune, derrière. On a sauté la clôture pour se frayer un chemin entre les sardines (jaunes): il y avait plus de 12 000 autres coureurs.

10kmOttawa

Quand le départ a été donné, j’étais bien trop excitée; la lenteur des humains m’exaspérait, et je suis partie comme quelqu’un qui se prend pour un guépard.

Je ne suis pas un guépard. (Mais j’aimerais ça: c’est doux!)

Au début du parcours, le long du canal Rideau, il y a eu une grande et délicieuse bouffée de lilas! Je maintenais le rythme.

Vers le kilomètre 4, je me suis rendue compte que je n’étais pas un félin de la savane, et j’ai pris une bine d’énergie. C’est bien sucré, ces affaires-là, et on n’est pas sûr que ça marche.

Au kilomètre 5, le chrono était affiché: cinq minutes de trop pour nous qui avions franchi la ligne de départ à 18h35. (« 32 minutes? oh non! certainement pas! ») Ça allait bien: après la côte qui monte (pas si pire!), on descendait en tournant (fonne!).

À partir du 6, de l’autre côté du canal, ça a commencé à être dur: le soleil tapait obliquement; mes jambes faisaient la job sans fatigue, mes poumons aussi, mais je sentais mes doigts enfler, mon ventre faire le bizarre, et un léger mal de coeur. Je n’avais pas l’impression de pouvoir augmenter la cadence; avais-je épuisé mes forces avec ce départ trop précipité?

Pas question de marcher, cependant; et je revoyais de temps en temps ma madame de référence, une femme aux cheveux gris et débardeur céladon que j’avais identifiée comme une coureuse sérieuse. (C’est-à-dire: pas comme ces jeunes qui s’arrêtent à tout bout de champ pour soudainement repartir comme des malades!)

Kilomètre 8, je me forçais à regarder le paysage radieux, les arbres en fleurs, le canal scintillant dans le couchant, et à m’extasier sur la chance qu’on avait de profiter d’une si belle journée.

Peu avant le 9, on savait que nos supporters nous attendaient, après le pont. La Petite Loutre dans les bras de sa grand-mère était ravi de voir tout son monde passer. Il nous a insufflé un élan inégalé, avec sa face de réjoui et ses joyeux encouragements. (Une tante émue!)

Le soleil avait disparu derrière les édifices et, en tournant le coin, une brise salvatrice s’était manifestée. Ouf! c’était presque fini.

Au dernier kilomètre, les coureurs s’étant gardé de l’énergie, enlevés par la foule, me dépassaient. Pch.

Et enfin, la ligne d’arrivée! Juste avant de la franchir, j’ai aperçu le lapin des 55 minutes! « Oui », ai-je lâché dans un souffle, emboîtant son pas.

Après ça, le fonne, c’est d’analyser chaque détail de notre course, en famille.